‹ Antiquités grecquesChapitre 364 sur 567 · Plutarque, Quœst. conviv., 1. 1, c · texte numérisé non relu

Plutarque, Quœst. conviv., 1. 1, c

5. Voy. Casaubon, dans ses Xotes sur Théophraste, Caractères, I1*'.

6. Plutarque, de Superstitione , c. 3, avec les notes de Wyttenbach, p. 100G; Démoslhène, de Corona, $ 259, p. 313.

7. Lucien, Dialogues des Morts, É, §i,et Cataplus, §7; Clément d'Alexandrie, Stromata, 1. VII, c. î, :< Jii, où l'on a imprimé it« pour ùâ, au moins dans l'édition de Klotz. On peut voir des aperçus sur la signification religieuse des reufs, dans Bacliofen, Grxbersymbolik, \k 132.

8. Eustathe, ad Odysseam, I. XXII, v. 481; llarpocration, s. v. ô=jO-V^ ; Schol. d'/Eschyle, Choéphores, v. 98.

4 il) ANTIQUITÉS RELIGIEUSES

!1 esl à peine nécessaire <l«i remarquer que la plupart de ers purifications n'étaienl pas l'objet de prescriptions religieuses, généralement admises, et ne faisaient, à vrai dire, pari i<' intégrante ni du culte public ni même du culte privé; ce fut toujours une affaire de conscience individuelle. Les hommes intelligents les considéraient comme inutiles et sans valeur, parce qu'ils comprenaient que les dieux tenaient compte des intentions, non des formalités extérieures. Pour les superstitieux, au contraire, ces formalités étaient autant d'œuvres pies, et ils jugeaient que l'on ne pouvait jamais en faire trop. Cette manière de voir était répandue surtout parmi les femmes et parmi les hommes grossiers. On en trouve déjà la trace dans les préceptes hésiodiques. S'il n'y est pas fait mention expresse de purifications, on y rencontre au moins un grand nombre de recettes puériles dont on ne saurait, est-il dit, se dispenser sans offenser les dieux, d'où l'on peut facilement conclure la nécessité des purifications elles-mêmes. A ces recettes se rattache une liste des jours favorables ou funestes , qui doivent être choisis ou évités en tel ou tel cas1. Deux fois seulement Hésiode prend soin d'expliquer ces préférences ou ces répulsions; il n') a encore nulle trace d'influences astrologiques. Empédocle donnait sans doute aussi dans son poème didactique des Kaôapjxoi', des instructions en vue de purifications religieuses, mais nous n'avons sur ce livre aucun renseignement précis2. On attribue à Démocrite un tableau des bons et des mauvais jours, et il paraît, d'après le témoignage de Pline, que Virgile aurait puisé à cette source les règles qu'il pose dans le premier livre de ses Géorgiques* . L'Athénien Philochorus, habile à interpréter les signes et versé dans la connaissance de l'antiquité, avait aussi laissé un écrit sur les Jours, où étaient exposés

1. Hésiode, Œuvres et Jours, v. 771 : le septième jour du mois est sacré, parce que c'est celui où est né Apollon; le cinquième jour est de mauvais augure, parce que les Érinyes errent çà et là.

2. Voy. Empedoclis fragm., p. 67, où l'éditeur Karsten rappelle, d'après Strabon (1. X, p. ;^9), les KaOapjj.oî attribués à Epiménide; cf. OEnomaùs, cité par Eusèbe, dans la Prscpar. evang., 1. V, c. 31, § 3.

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