‹ Antiquités grecquesChapitre 365 sur 567 · Pline, Hist. nalur., 1. XVIII, c. 32 (75J · texte numérisé non relu

Pline, Hist. nalur., 1. XVIII, c. 32 (75J

les principes et les calculs ayant cours touchant ces matières chez les Athéniens, probablement avec des explications à l'appui. En Orient, cette superstition était invétérée ' ; a-t-elle de là passé en Grèce, c'est une question que nous laisserons indécise. Il est difficile de fixer avec précision le temps auquel remontent les instructions sur les jours fastes ou néfastes que nous a conservées le poème hésiodique, composé, comme on sait, de pièces et de morceaux,, mais elles ne sauraient guère être reportées au delà du vue siècle. On peut assigner à peu près le même âge à un autre poème qui porte aussi le nom d'Hésiode, à la Melampodia, où étaient chantés les faits et "gestes, non seulement de Mélampus, mais de plusieurs devins, tels que Tirésias , Mopsus , Calchas, Amphiaraus, d'autres encore. Le héros principal, à qui le poème a emprunté son nom, y était célébré comme initié à la connaissance de purifications et d'expiations particulièrement efficaces , et l'œuvre avait évidemment pour but de recommander ces pratiques aux croyants qui ne voulaient pas se contenter des cérémonies traditionnelles et vulgaires2. On attribuait aussi à Mélampus l'introduction en Grèce du culte dionysiaque. Hérodote, se fondant sur les ressemblances que ce culte ollre avec celui d'Osiris3, est d'avis que Mélampus l'avait emprunté à l'Egypte. Il est possible aussi que le nom même de Mélampus signalât ce personnage comme un disciple de la sagesse égyptienne, l'Egypte étant appelée dans de vieilles poésies le pays des Mél antipodes, c'est-à-dire peut-être des populations aux chaussures noires*. La renommée d'Orphée surpassai! encore celle de Mélampus. On ne lui faisait pas seulemenl bonneur d'avoir répandu aussi le culte de Dionysos, on lui attribuait l'invention de pratiques religieuses donl L'effet ne

1. Lévitique,c. 19,v.20: vous ne ferez pas attention aux cris des oiseaux. et vous ne choisirez pas les jours.

2. Pausanias, I. VIII, c. 18, § 7, et I. V. c. 5, § 10; voy. aussi Eckermann, Melamp., p. 1 i el suiv.

:;. Hérodote, I. II, «•• 19.

4. Apollodore, Biblioth., I. II, c. I, § S el 5, avec les remarques de Heyne, D'après Reinisch, dans le Compte Rendu des séances de l'Académie des Sciences de Vienne, 1859, p. 381, le nom national de l'Egypte signifie terre noire, et les Grecs ont pu le traduire par MsXetiMieSov.

se bornait pas à purifier les souillures, et étaient un préservatif contre les maladies el les calamités déchaînées par les dieux cm courroux. Ses disciples formèrent une série séparée qui professail sur les dieux el les choses divines Jes doctrines prétendues orphiques, mais qui couvrait du nom du Maître beaucoup d'impostures et de pratiques coupables.

LES ORPHIQUES 4l'{

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