‹ Antiquités grecquesChapitre 367 sur 567 · Eçuyov xaxdv, :-jpov ajxsivov · texte numérisé non relu

Eçuyov xaxdv, :-jpov ajxsivov

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cation. De la présence des serpents dans les processions, on pouvail conclure que I"' Dieu mettait hors d'étal de nuire les bêtes venimeuses, ou bien ils étaienl un symbole du soin avec lequel il veillail sur la vie el sur la santé1. Enfin, les mots dépourvus <lc sens pour nous, que nous avons cités, sonl sans doute les noms el les prénoms phrygiens de Sabazius. I

termes dans lesquels s'exprime Dé sthène, devant le iri-

bunal OÙ riaient représentés Ions 1rs lanns de la société, prouvenl que ces jongleries étaient tenues en médiocre estime. Sans doute, parmi les femmes et dans la basse classe, se trouvaient un grand nombre de dupes2; mais l'Etat ne croyait pas devoir intervenir, tant qu'il n'y avait j»as d'atteinte portée aux lois et à la religion nationale. Peut-être même ne jugeait-on pas prudent d'interdire ce charlatanisme, faute de savoir si, après tout, les dieux ne prenaient pas plaisir à être invoqués et honorés même de cette façon. D'après ce qui se passait, à Athènes, on est autorisé à juger de ce qui avait lieu dans les autres pays.

1. Porphyre, cité par Eusèhe, Prœpar. evangel,, i. III, c. 11.

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