‹ Antiquités grecquesChapitre 369 sur 567 · Voy. Lobeck, Aglaophanais, p · texte numérisé non relu

Voy. Lobeck, Aglaophanais, p

2. Voy. •». Millier, Egin t n, p. 172, el Proleg. zu einer Wissenschaftl, Mythologie, p. 253.

3. Voy., dans te Philologus (t. XIV, p. 388), le mémoire où Th. Bergk a soutenu cette thèse que, en Grèce, les mystères sue; exception ont été, à l'origine, des cultes étrangers.

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aussi leur donnons-nous la première place. Les Élcusinies appartiennent à cette catégorie de cultes secrets, auxquels ne prenaienl pas s. ails pari les prêtres el le personnel chargé de vaquer au soin des cérémonies, el qui étaienl célébrées en commun par de nombreuses assistances. Ces fêtes étaienl considérées comme particulièrement sacrées el agréables aux dieux, si bien qu'en plus d'un État des cultes secrets Furenl institués sur le même modèle et sons la même invocation. Dans ce cas, on s'adressait aux métropolitains d'Eleusis, el on leur demandait d'envoyer un ou plusieurs prêtres, versés dans la connaissance des rites, pour établir des institutions conformes. Ainsi furent fondées des succursales à Phlionte, a Messine, à Mégalopolis et ailleurs1. Il esl clair que ces établissements de seconde main ne pouvaient atteindre à L'éclal du sanctuaire primitif. On préféra toujours puiser les grâces .1 la source originaire plutôt qu'aux ruisseaux qui en étaient dérivés, el L'initiation aux mystères d'Eleusis eut jusqu'à la lin une vertu que ne put obtenir nulle autre consécration.

La ville d'Eleusis emprunta peut-être son nom aux cérémonies mystiques par lesquelles, suivant l'hymne attribué cà Homère, y fut fêtée la bienvenue de Démêler-. Il n'est pas douteux que la fondation de ces mystères ne remonte à la plus liante antiquité3. Les Athéniens commencèrent, dit-on, à y prendre part lorsqu'ils s'annexèrent le territoire d'Eleusis, événement que la légende fait remonter au règne d'Érechtée*. De cette coïncidence que Déméter Eleusinia avait aussi des temples dans les colonies fondées par les Athéniens sur les côtes de l'Asie-Mineure, et que les prêtres étaient choisis, à Ephèse, parmi les descendants des anciens rois5, on peut au moins conclure que ce culte existait à Athènes avant la migra-

1. Pausanias, 1. II, c. 14, § 1 : 1. IV, c. 1, ,s 5, et 1. VIII, c. 31, ï 1.

2. Elle se nommait auparavant Satcrapi'a, el Tune îles lilies de Kéléos est appelée par Pamphus Sainâpa ; voy. Pausanias, 1. I, c. 38, § 3.

o. La fête des éleusinies, dans laquelle on célébrait des jeux (voy. plus haut, p. 75), et qui, à vrai dire, n'avait rien de commun avec les mystères, était généralement considérée comme la plus ancienne des fêtes de la Créée. Voy. Arislote cité par le scholiaste d'Aristide, p. 105, éd. Frommel.

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