Harpocratîon , s. v. è7ci|ts>Y)Ta
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emprunté son nom h un ancêtre fabuleux, Eumolpus, sur l'origine el l'histoire de qui couraienl des récils très divers. I! en (Mail de même pour les Céryces, considérés par les uns comme une branche des Eumolpides, par d'autres comme descendants de Céryx, fils d'Hermès el d'Aglauros1. Ces deux (/fuies fournissaient aussi 1rs principaux fonctionnaires sacerdotaux, auxquels incombait la partie liturgique du culte. Enfin ou choisissait parmi les Eumolpides l'Hiérophante a qui était confié, ainsi que sou litre le dénote, le soin de révéler aux initiés le sens caché des cérémonies. Sans doute, il devait aussi joindre sa voix au concert des (liants liturgiques, d'où la race huile entière avait lire son nom2. Une femme revêtue de la même qualité, ispo<p«vaç, lui prêtait son concours : peut-être même y en avait-il une seconde, prise dans un autre gens . Parmi les Céryces était choisi le héraut, dont la mission consistait, entre autres offices du même genre, à inviter l'assistance au recueillement par des paroles sacramentelles, à énoncer les formules de prières que les fidèles devaient répéter, à opérer par le Dioscodion les lustrations réglementaires. La même gens, ou quelque autre qui lui tenait de près, fournissait le Dadouchos ou porte-flambeau, dont on ne sait rien, si ce n'est ce que son nom indique1. Lorsque, vers l'an 200 avant Jésus-Christ, la famille dans laquelle il était choisi vint à s'éteindre, l'office de la Dadouchie fut transféré h la gens des Lycomides, la même qui, depuis une haute antiquité, était en
1. Pausanias, I. I, c. 38, § 3. Un passage du discours du Dadouque Callias, dans les Hellenica de Xénophon (1. VI, c. 3, § 6), prouve que les Céryces se donnaient pour les descendants de Triptolème, car les Dadouques étaient proches parents des Céryces. D'ailleurs Kumolpus passait pour un petit-fils de Triptolème, par sa mère, Deiopée (Schol. de Sophocle Œdipe à Colone,v. 1046), et, Céryx était, pourquelques-uns, fils d'Eumolpus.
2. Philostrate, Vitœ Sophist., 1. II, c. 20, p. 98, éd. Kayser; Arrien, Dissert. Epicteteœ, 1. III, c. 24. Voy. aussi Lobeck, Aglaophamus, p, 'Ci,
3. Sur l'Hiérophantis de la race des Phyllides, on peut consulter Photius et Suidas; s. v. $iMeï8at. Mais il résulte d'un passage d'Istros, cité * par le scholiaste de Sophocle (Œdipe à Colone, v. Gai), qu'il y avait plus d'une femme remplissant les fonctions d'Hiérophante.
4. Peut-être le Dadouque avait-il aussi auprès de lui une femme portant également des flambeaux, comme cela se passait ailleurs; voy. Lenormant, Recherches aichéologiqaes à Eleusis, 1862, p. 189; Mommsen, Eeorlologie p. 237.
LES GRANDS MYSTÈRES t-J/
possession d'un sanctuaire de Déméter, et fournissait des prêtres à celte déesse dans le dème de Phlya1. Sans doute avant d'avoir hérité de la Dadouchie, les Lycomides avaient rempli quelque office dans la célébration des mystères, peut-être celui d'altaristes ou de sacristains, car on peut traduire ainsi l'expression : b kià (3ti)p.<5. De leur fonction nous ne pouvons rien dire de plus que ce que ces termes signifient, à savoir que les titulaires étaient chargés du service de l'autel. Il existait sans doute encore un nombre considérable de subalternes : on cite en particulier un Jakchagogos, sur lequel nous aurons à revenir plus loin, et un Hydranos8, chargé des purifications et des ablutions imposées aux initiés. Peut-être faut-il mentionner encore un Daïritès, dont le nom semble, en effet, indiquer des attributions spéciales au culte de Perséphone, adorée aussi sous le nom de Daïra, et un Kurotrophos, dont le titre seul nous est connu3, sans compter les chantres et les musiciens, dont on ne pouvait se passer pour les processions et les autres cérémonies.
Quiconque voulait être admis à la participation des mystères devait réclamer le patronage d'un citoyen d'Athènes déjà initié, qui le présentait à un fonctionnaire sacerdotal ou à un prêtre chargé de recevoir et de contrôler les inscriptions*, après quoi, s'il n'y avait pas d'opposition s, il indiquait au candidat ce qui lui restait à faire. L'intermédiaire est appelé iMystagogos; son rôle est désigné par les mots ^ue?v
1. Voy. Meier, </• Gentibus atticis, p. i9. Mu nom de T3).s<mipiov, <eus Lequel est désigné ce sanctuaire, on peut tirer la conséquence que l'on y célébrait aussi îles fêtes mystiques et que l'un y procédait ;ï des initiations. De plus, un passage du pseudo-Origène ou d'Hippolyte, A.dv. Il <
p. I ii, permet de conclure, bien qu'on y lis.' Phlius au lieu il'' Phlya, que ces fêtes se rattachaient aux Eleusinies, sans que l'on puisse toutefois reconnaître clairement les rapports qui existaient entre elles. Sur le Téleslerion de Phlya, voy. Sauppe, Mysterieninschr. r. .\i<.<l<inht. p. 223.