Pollux, I. 1, e
4. <',. F. Hermann (Gollesdienst. Mhiih., §55, 17) rattache avec ra
à cette présentation les ffutratœiç, dont parle Olympiodore, dans son commentaire sur li> Phédon île Platon, p. 289, éd. Fischer.
5. On sait, d'après un passage de Philostrate (Vita Apollonii, I. I\ . c 18, p. 156, que les personnes présentées par le M-
rire refusées par l'Hiérophante.
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on ;;,../-/(", V. Tous les Grecs avaienl droi! à l'initiation, sans acception de rare el de patrie; mais les barbares en étaient exclus. Etaient seuls exceptés de cotte prohibition ceux qui étaient en mesure d'invoquer des raisons très particulières. Ainsi AnacharsiSj qui ue pouvait plus guère d'ailleurs passer pour un Barbare, reçut l'initiation ; encore avait-il dû obtenir auparavant le droit de cité2. Il esl faux cependant, du inoins pour les temps historiques, que les (lices n'aienl pas été admis aux épreuves, sans èlre citoyens d'Athènes3. La seule chose vraisemblable, c'est que, cL'après certaines légendes, il en aurai! été ainsi primitivement. Les Romains, depuis qu'ils furent entrés en relations étroites avec la Grèce, ne furent plus considérés comme Barbares, et on les accepta au même titre que les Hellènes. On ne pouvait refuser l'initiation même aux esclaves, pourvu qu'ils ne fussent pas des Barbares*. 11 ne fallait pas toutefois que les postulants fussent convaincus de meurtre ou sous le coup de quelque gTave accusation. — Rien n'établit que Ton exigeât une confession'. L'ensemble des mystères comprenait deux solennités dépendantes l'une de l'autre, mais séparées par un intervalle de six mois. La première, que l'on appelait les petits mystères, était célébrée dans le mois d'Anthestérion, correspondant en partie
1. Voy. Lobeck, Aglaophamus, p; 29. Mais la conjecture de F. Lenormand (Recherches archéot. '■ Eleusis, p. 195), au sujet d'une instruction sur la
doctrine mystique, professée par les Mystagogues, et 'de Mystagogues pris spécialement dans le personnel sacerdotal d'Eleusis, ne peut résister à un examen impartial.
2. Lucien, Scytha, c. 8. Dion Cassius (1. L1V, c. 9) cite une jiutre exception faite au temps d'Auguste, en faveur de l'Indien Zarmarus.
3. D'après Soranus (Vita Rippocratis, éd. Westermann, p. 451), Hippoerate n'aurait été initié aux mystères qu'après avoir obtenu le droit de bourgeoisie chez les Athéniens, mais il est difficile de croire à l'authenticité du décret produit àcette occasion (ibid., p. Ï53).
■i. Le passage emprunté par Lobeck au comique Théophile (Aghxoph., p. 19) ne prouve pas le contraire, ainsi que Lobeck lui-même l'a remarqué, et on ne saurait non plus tirer aucune conclusion certaine de ce qui est raconté au sujet de Métanire, dans le discours contre Nésera (§. 21, p. 1352) puisqu'on a vu auparavant (5; 11») que Nicarète, qui avait acheté Métanire, la présentait comme sa tille, par conséquent, comme une femme libre.
5. Cette condition était exigée toutefois pour l'initiation aux mystères de Samothrace, ainsi qu'on le verra plus loin.
au mois de février, c'est-à-dire dans la saison où, en Grèce, la nature commence à se réveiller et renaît à une nouvelle vie. La seconde avait lieu dans le mois de Boédromion ou de septembre, par conséqueut durant l'automne, lorsque les récoltes étaient déjà engrangées. Les petits mystères étaient consacrés surtout à Kora et à Dionysos1, autrement dit à Iakchos, suivant le nom que ce dieu porte dans les mystères, où, conformément à la théogonie orphique, il est présenti'' comme le fils ou le frère do Perséphone2. Les renseignements que nous possédons sur ces fêtes se bornent à ceci qu'elles étaient célébrées sur les bords de l'Ilissus, au milieu d'un faubourg d'Athènes nommé Agra ou Agrai, où était situé un temple de Démêler et de Kora, qu'elles étaient précédées d'ablutions auxquelles on faisait servir l'eau du fleuve; enfin qu'une représentation ayant pour sujet Dionysos et son enfantement par Perséphone paraît avoir tenu la place prinpale dans la partie liturgique de la solennité3. Les petits mystères n'étaient qu'une préparation aux grands; personne n'était admis aux seconds sans avoir été préalablement initié aux premiers4. Les initiés de grade inférieur étaient appelés [j.jz-x:', ils n'acquéraient le litre (Vï-ir.-.y.: nu voyants qu'après avoir passé par les épreuves des grands mystères. Les Mystai pouvaient s'en tenir là et se désister de toute prétention à l'Époptie; c'est ce <pie faisaient surtout les étrangers8. l'ont ce que les témoignages anciens nous apprennent des
t. Scholiaste d'Aristophane, Plutus, v. 846; Origène, Philosophumena) p. 116, ni. Miller.
2. Gicéron, de Natura Deorum, I. III. c. 23. Voy. aussi Lobeck, A.glaophamus, p. 547, et Dœllinger, Heidenthum und Judenthum, p. 159.
3. Etienne de Bysance, s. v. "Aypa! Polyen, Stratag.'l. V., c. 17: Himerius, Orat. III, p. 132, éd. Wernsdorf. Voy. aussi Leake, Topographie ofAthens, London, 1841, t. I, p. 250, et Dœllinger, ibid.,$. 162.
i. Plutarque, bémétrius, c. 26; Platon, Gorgias, p. 597 C, avec les jeholies. Voy. aussi le scholiaste d'Aristophane, Plutus, v. 845 et 1013.
5. Autant, du moins, que l'on en peut juger d'après la légende rapp parle scholiaste d'Aristophane, Plutus, v. 846 et 1013; Ranse, v. 501, ainsi que par Tzetzès, dans son commentaire suc Lycophron, v. 1327 el ailleurs encore, lég te suivant laquelle I léraclès, ne pouvant , comme étranger, prétendre aux grands mystères, en fui dédommagé par les petits. On ne peut dire cependant, comme le pense Hermann (GtottesdienstL Alterthûmer,
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grands mystères se borne h quelques indications éparses el douteuses, qui ne sauraienl donner une idée même obscure el incomplète de la façon donl on procédait1. Il esl certain toutefois que les fêtes commençaient vers le milieu du mois de Boédromion, le 16 au plus tard2. Qn peul admettre aussi qu'elles ne finissaient pas après le 27: elles duraient donc environ douze jours. Le premier s'appelait s^opp-ôç, c'est-àdire le jour de la réunion3. Il est probable que tous les Myslai, épars en différents lieux, qui désiraienl assister aux fêtes, s'assemblaient dans la ville el notifiaient leur présence. L'archonte-roi faisait une proclamation (zpéppYjuiç, Kpotxyôpsuav;*), invitant tous ceux qui n'étaient pas dans les conditions voulues, c'est-à-dire non seulement les hommes convaincus tic meurtre ou d'autres crimes, mais ceux mêmes qui étaient simplement frappés d'atimieà se tenir à distance, et l'Hiérophante, assisté du Dadouchos, prononçait solennellement, suivant le rite traditionnel, l'exclusion de toutes les personnes entachées d'impureté, ainsi que des Barbares5. Cela se passait sous le Pœcile6, et il est probable que ce portique était aussi le rendez-vous des Mystai. Les assistants étaient ensuite mis en demeure de se purifier, ce qu'ils devaient faire en se plongeant dans la mer ; aussi, le seizième jour de Boédromion était-il désigné par les mots i'Xaos ^ûcrçai, les initiés à le mer'. Nous ne savons pas bien en quel lieu s'opérait la puriiication.
§ 7>*), que les petits mystères aient été à l'usage des étrangers plus que des nationaux, puisque leê nationaux mêmes ne pouvaient atteindre le second degré sans passer par le premier ; voy. Platon, Gorgias, p. 497 C. Ouand à l'hypothèse que semble adopter Gerhard (ueber die Anthesterien, p. 174), à savoir que les étrangers seuls pouvaient être admis aux petits mystères ; elle est absolument fausse.
1. La plupart des détails cités dans le texte ne reposent que sur des conjectures ; pour le fond des choses, je suis d'accord avec Preller ; voy. son article Eleusinia, dans la Real-Encyclopsedie de Pauly, t. III.
2. Polyen, Stratag., 1. lit, c 11. et Plutarque, P/mann, c. 6.