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6. Plutarque, Démctrius. c. 26. Scha?fer a déjà reconnu la nécessité de changer dans ce passage les mots àno twv jxixpwv en ànô tûv [AîyâXwv.

r.KS GRANDS MYSTÈRES 169

de raison pour en exclure les femmes, mais cette tolérance est plus difficile à comprendre pour de jeunes enfants. Elle est attestée pourtant, entre autres témoignages l, par la mention d'un enfant du sanctuaire (rraTç à<p l<rtfaç), sur lequel nous ne savons rien de particulier, si ce n'est qu'il était chargé d'accomplir, au nom de tous les initiés, certaines prescriptions religieuses, destinées à faire descendre sur eux la protection divine*. Il y avait à Athènes peu de citoyens qui ne fussent pas initiés, et beaucoup l'avaient été dans leur jeunesse. Ceux qui avaient attendu ne laissaient pas de recourir plus tard à ce moyen de s'assurer les bénédictions célestes, dans ce monde et dans l'autre :.

Cette considération nous amène à examiner ce qui a fait le mérite des mystères aux yeux des hommes éclairés, aussi bien qu'à ceux de la foule superstitieuse et ignorante : ils fortifiaient l'espérance dans une autre vie, promettaient i\v<. récompenses proportionnées aux œuvres et par là exerçaient une influence morale, propre à soutenir les courages dans les traverses de la vie. Cette influence, attestée par de nombreux témoignages*, ne saurait être mise en doute; il ne nous reste

1. Apollodore, dans le commentaire de Térence par Donatus (Phormion, a. I, se. \, v. 15).

2. Porphyre, de Abstinentia, 1. IV, c. 5, p. 307. Il y a lieu de rapprocher de ce passage ce qu'on lit dans le Leœicon Seguerianum, p. 204, 20 : à<p"

ïfïZ'.ic, |WY)8ei{ ■ ô lx ttov TtpoxpsTùW 'Aôïjvaéwv xXiQpco ),a-/<ov maïe. orjjioaîa [WYjôsiç. Isr'e pouvait donc dire, dans un fragment conservé par Apostolius {Proverb., cent. îv, n° 61), que ce fait d'avoir été initié à<p' laxtaç était une preuve du droit de cité; mais quel était le sens de ces mois à<p' !<maç. On peut voir • les conjectures à ce sujet dans Boeckh (Cnrims l»svrii>t. ;//'.rc.,t. I. p. i >■■ et dans Welcker (Gerhard's. Archseol. Anzeigen, L861, n° 147, p. 166), où on lit que des filles figuraient aussi parmi les tcoïSsç oty lorrca;, et que ces enfants, désignés d'abord par le sort, furent choisis plus tard avec le concours de l'Aréopage. Peut-être faut-il entendre pur loriot le foyer commun, xoivy) kailu dv «puTaveîw, auquel cas, '>- 'mxi-x^ signifierait au nom de l'Etat, Telle est l'hypothèse de Lobech [Aglaophamus, p. 1290), à laquelle se rallie H. Schôll (Hermès, t. VI, p. 16).

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