‹ Antiquités grecquesChapitre 385 sur 567 · Voy. Lobeck, Aglaophamus, p · texte numérisé non relu

Voy. Lobeck, Aglaophamus, p

2. Varron, de Lingua Mina, 1. V, c. 58, p. 23 M ; Macrobe, Saturn., I. III, c. 4, p. 422, éd. Zeun; mais voyez surtout Sauppe, fdysterieninscrift v. Andania, p. 259, et Zeyss, dans le Philologus, t. XXXI, p. 299.

une minorité de fidèles. Mais ce secret même et d'autres raisons qu'il est plus facile d'imaginer que de démontrer, lui valurent un renom de sainteté qui, bientôt lui rendit et au delà son ancien prestige. Nous savons en particulierque les Cabires étaient de puissants protecteurs contre les dangers de la navigation ; aussi les marins furent-ils les premiers à se ranger parmi leurs adorateurs. A mesure que de toutes les parties de la Grèce surgirent de nouveaux initiés au culte de ces dieux, les prêtres s'attachèrent à remplir l'attente des néophytes, en renouvelant la forme et le sens des mystères. Beaucoup d'emprunts furent faits, soit aux mystères d'Eleusis, soit à d'autres cultes établis en différentes contrées, de sorte que les initiés pouvaient reconnaître dans les Cabires quelqu'une de leurs divinités mystiques ou populaires. Ainsi s'explique la variété des aperçus que l'on rencontre chez les anciens. Le critique qui s'attache exclusivement à telle ou telle opinion, sans prendre connaissance des autres ou en les rejetant de parti pris, et qui remplit tant bien que mal les lacunes par des hypothèses peut bien construire sur les Cabires quelque chose ressemblant à un système; mais si fier qu'il soit de ce succès, et en admettant qu'il fasse partager sa satisfaction à d'autres, nous avouons préférer notre ignorance ace faux semblant de savoir et la croyons plus correcte '. Le côté extérieur du culte ne nous est pas mieux connu pour les mystères de Samolhrace que pour ceux d'Eleusis. Il va de soi que l'initiation devait être précédée de purifications minutieuses. Nous savons de plus que le prêtre chargé de procéder à la purification des meurtriers était appelé Kir,; ou Koirtq, nom d'où l'on peut inférer que le feu et les fumigations jouaient un rôle dans cette cérémonie2. 11 parait aussi que l'on exigeait des postulants une sorte de confession, car nous lisons quelque part3 qu'un Spartiate, interrogé par le prêtre sur ce (ju'il avait fait de mal dans sa vie, lui demanda à son tour: Est-ce ;i toi, est-ce à la divinité que je dois le dire ? Et comme le prêtre

Page 1