‹ Antiquités grecquesChapitre 393 sur 567 · Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. I, p · texte numérisé non relu

Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. I, p

4. Il en était ainsi à Priène d'après Strabon, 1. VIII, p. 384, où un jeune homme est nommé Roi pour les fêtes des Panionies.

l'antique race royale, dans l'ordre de succession ; tantôt le choix ou le hasard en décidaient. Il en était ainsi par exemple chez les Athéniens. On a supposé trop légèrement que le choix ou le sort ne pouvaient prononcer qu'entre les membres de familles privilégiées 1 ; il va de soi cependant que cet emploi était exercé nécessairement par des personnages remplissant certaines conditions. Outre celles auxquelles étaient soumises d'une manière générale toutes les magistratures et toutes les fonctions ecclésiastiques, l'Archonte-roi devait être initié aux mystères d'Eleusis, sans quoi il eut été incapable de présider, comme il était tenu de le faire, aux fêtes de Déméter et de Perséphone et de prononcer sur les questions juridiques que pouvait soulever la célébration de ces cérémonies. Parmi les fêtes publiques, il avait surtout dans ses attributions les Lénéennes et les Anthestéries; il devait aussi surveiller les luttes gymniques et choisir les Gymnasiarques et les Arrhéphores ; enfin il présidait à un certain nombre de sacrifices établis par la tradition, sur lesquels les détails nous manquent2. Sa femme, qui portait le titre de ^Cm^x ou (3a<jiXivva avait aussi à remplir des fonctions secrètes d'un haut caractère religieux, et comme il fallait pour cela que rien n'altérât sa pureté et l'honorabilité de sa vie, la dignité de Roi ne pouvait être conférée à un homme dont la femme ne donnait pas toutes les garanties nécessaires. Les deux collègues les plus étroitement associés à l'Archonte-roi, le premier Archonte et le Polémarque avaient aussi des attributions religieuses. Le premier était chargé de diriger, avec L'aide de quelques Epimélètes, les grandes Dionysiaques et les Thargélies : au second étaient dévolus les sacrifices publics célébrés sur les autels d'Artômis Agrotera et d'Enyalios, les honneurs funèbres rendus à la mémoire d'IIarmodius et les fêtes annuelles dans lesquelles était prononcé l'éloge des guerriers morts en combattant. Il était naturel que les Prytanes, dans les pays où ils exerçaient la première magistrature, à la place

i. Voy. Kreuser, der Uellenen Priesterstaat, p. lli. 2. Poilux, 1. VI 11, c. 90; Zouaras, Lexicon gr. p. SU. 3; voy. aussi \e Schol. d'Arislo|)liane, Acharniens, |>. 1224.

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dos Mois, eussent hérité ;mssi des fonctions religieuses attachées ;i la royauté; le l'ait est d'ailleurs attesté expressé-

ut ' ; mais la même <>ù ils n'étaient pas les magistrats

suprêmes et formaient simplement un collège consultatif, <hi un comité du Sénat, comme à Athènes, ils étaient préposés à certains sacrifices publics 2. On sait qu'il existai! d'ordinaire,

dans chaque Etat, un Prytanée, considéré comme le foyer sacré et possédant un autel d'Hestia ; on peut en conclure que les sacrifices qui s'y accomplissaient étaient présidés non par des piètres, mais par des fonctionnaires, qu'ils s'appelassent prytanes ou de tout autre nom. Les titres de lliéromnémon, de Théoros, de Stéphanéphoros éveillent aussi l'idée d'attributions religieuses3; nous ne pouvons toutefois, faute de renseignements, distinguer ceux pour qui ces fonctions n'étaient qu'un accessoire de leur charge, et ceux qui réellement étaient prêtres. De même que, à Sparte, un double sacerdoce était compris dans l'exercice de la puissance royale, que l'un des souverains était prêtre de Zeus Ouranios. l'autre de Zeus Lakedamion, de même, dans d'autres pays, cala magistrature suprême était associée la pratique du culte rendu au dieu que l'on considérait comme le patron de l'Etat. Ainsi, à Mégare, les Hiéromnémons étaient prêtres de Poséidon'. A Tarse, les Stéphanéphores étaient prêtres d'Héraklès, et possédaient une autorité à l'aide de laquelle l'un d'eux put s'emparer de la tyrannie B.

On trouve encore d'autres titres indiquant des attributions sacrées, sans que l'on puisse toujours reconnaître sûrement si ceux qui les portaient étaient en réalité revêtus d'un caractère sacerdotal, ou si seulement ils exerçaient à côté ou au-dessous des prêtres, des fonctions qui leur permettaient de s'immiscer aux choses religieuses. A Agrigente, à Ségeste, à

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