‹ Antiquités grecquesChapitre 412 sur 567 · Platon, Legcs, 1. XII, c. 3, p. 947 C · texte numérisé non relu

Platon, Legcs, 1. XII, c. 3, p. 947 C

effet la diversité qui régnait dans les institutions religieuses et dans les prescriptions rituelles qu'en cette matière, comme en d'autres, il est très hasardeux de poser des règles générales. On peut cependant affirmer, parce que cela résulte de la nature des choses, que les prêtres chargés du service d'un temple étaient affranchis du devoir militaire, surtout pour les expéditions au dehors '.

Plusieurs exemples ont déjà montré combien les sacerdoces différaient aussi entre eux, pour la durée des fonctions, puisque les uns ne finissaient qu'avec la vie et que d'autres étaient simplement annuels. L'Hiérophante d'Eleusis restait en charge jusqu'à la mort; celui de Phlionte au contraire n'était élu que pour quatre ans 2. Le jeune garçon qui desservait à Elatée le temple d'Athêna Kranaia en avait pour cinq années 3, d'où la nécessité de le choisir parmi les enfants qui ne devaient être pubères qu'après ce laps de temps. Dans d'autres pays, où les prêtres et les prêtresses ne pouvaient non plus exercer leur office que jusqu'à la puberté, on faisait varier la durée de leurs fonctions suivant l'intervalle qui les séparait de ce moment. On peut regarder comme acquis que le renouvellement annuel était surtout en usage pour les cultes de fondation récente et chez les populations démocratiques ; dans les cultes plus anciens, au contraire, et dans ceux où le sacerdoce était le privilège de certaines races, les fonctions ne cessaient que par la mort du titulaire.

En ce qui concerne la question de savoir si une seule el nièinc personne pouvait être investie simultanément de plusieurs sacerdoces, soil que plusieurs divinités fussent réunies dans un temple unique, soit que chacune eût un sanctuaire différent, elle ne peut être résolue d'une manière affirmative, avec pièces à l'appui, que pour les temps relativement rappro-

1. Voy. Naegelsbach, Homer, Theol., p. 173, el Schœman n, Antiq. grecques, i. I, p. 45. Il est probable que le mot Upeîç, appliqué aux mvpçipoi, sur lequel Petersen s'appuie pour émettre l'opinion contraire Zeitechr, /. die AUerthumswissench., t. XIV, 1856, p. 147), doit être pris dans un sens plus général.

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