‹ Antiquités grecquesChapitre 417 sur 567 · Corpus Inscv. y?1., n · texte numérisé non relu

Corpus Inscv. y?1., n

malheureusement mutilée, nous fournit quelques indications sur la taxe des émoluments attribués aux prêtres dans l'Àltique '. On y voit qu'outre les viandes et les peaux, il leur était dû une certaine somme, tant pour les soins personnels qu'ils donnaient aux sacrifices que pour la fourniture du matériel et des objets de consommation, tels que le bois, l'huile, l'orge, le miel, etc. Nous avons déjà fait remarquer que la plus grande partie au moins des fruits et des gâteaux profitaient aux prêtres 2. Quelques-uns aussi étaient nourris sur les revenus du temple, et lorsque ces rentes étaient payées en nature, une part des redevances servait à l'entretien de leur table ". Les poissons péchés dans lesRheitoi d'Eleusis, appartenaient exclusivement au clergé '. Chez les Athéniens, un certain nombre de prêtres figuraient parmi les aforcoi, c'est-à-dire parmi les personnages nourris aux frais de l'Etat, dans le Prvtanée5. Dans la même cité, et sans doute ailleurs, les prêtres étaient astreints à rendre des comptes G ; les revenus des temples, en effet, passaient le plus souvent par leurs mains, alors même qu'il existait des trésoriers spéciaux 7. L'inscription d'IIalicarnasse nous apprend aussi qu'ils touchaient sur les trésors des temples, soit la rémunération de services exceptionnels, soit un traitement fixe.

Il est impossible de porter en quelques mots, sur le degré de considération dont jouissait le clergé, un jugement général, s'appliquant à tous les temps et à tous les lieux ; cela dépendait naturellement du respect dans lequel étaient tenues la religion et les institutions religieuses, et aussi de l'estime particulière que savaient se concilier les prêtres, llsparaissent avoir

1. Vov. Bœckh, Proœm. :>////. /.</•//,,„>,/,•„/,,/,,,/, 1835-1836, el Staulshaush t. II, p. 121.

2. Voy. ci-dessus p. 280; cf. Arlémidore, Onirocr., I. III, c. 33 et inthol Mat., I. Xî, 324.

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