‹ Antiquités grecquesChapitre 419 sur 567 · Julien, epist. 62, p. 152, i '1. Spanheim · texte numérisé non relu

Julien, epist. 62, p. 152, i '1. Spanheim

2. C'est pour cela qu'Isocrate écril .ï Nicbclès (?i 6): "v Upwavvïiv rcav-ôx àvSpoç Etvat vojjLcÇouffiv, et que Démosthène ne plaint [Exordia, p, 1 1 < > 1 que le peuple ne se comporte pus autrement dans les élections des magistrats que dans celles des prêtres, c'est-à-dire qu'il les choisit avec la même légè-i reté, sans tenir compte île leur aptitude et de leur valeur morale.

'■'>. Voy. Schœmann, Antiq. ?//■., t. I, p. 189.

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attributions, soil pour leur propre satisfaction, soit pour être à même de les expliquer à d'autres. Nous avons sur ce poinl Le témoignage au moins implicite de Platon1. La suite de l'entretien entre Ménon el Socrate ue permel pas de croire que Platon demandée tous les prêtres indistinctemenl de discuter les causes originaires des rites, comme <m le faisait pour Los Ispol "kofoi, ou légendes mj stiques, dont un grand nombre étaient qualifiées de xTcoppYjxoi et qui empruntaient au mystère une appaparence de sainteté a. Il faut admettre que Platon parle de prêtres auxquels s'attache une considération particulière, qui s'efforçaient de pénétrer le sens des choses divines et cherchaient aux questions théologiques une réponse de nature à satisfaire La foi et la raison :1. Pour les autres, il était inévitable que, faute de principes fixés dogmatiquement et généralement acceptés, tout se réduisit à des opinions subjectives, variant suivant les lumières de chacun, et que ces opinions individuelles eussent sur la religion populaire une influence fort peu sensible. Que, dans les sanctuaires en possession d'une grande et universelle considération, dans ceux surtout auxquels étaient attachés des oracles, comme par exemple à Delphes, Le crédit des temples ait rejailli sur les prêtres et qu'ils aient joué un rôle important, cela est naturel, nous l'avons déjà remarqué, mais il n'y a rien à en conclure pour la condition du sacerdoce en général. Nous ne trouvons entre les clergés des différents Etats aucune trace de relations avant pu déterminer une entente, en vue de servir leurs intérêts communs. Si le temple d'Apollon Delphien est considéré comme le centre religieux de la Grèce, il ne faut pas en inférer que tous les prêtres aient été placés vis-à-vis du collège de Delphes dans une situation subordonnée. En voyant la part d'influence, d'ailleurs mal définie, que l'oracle pouvait avoir, sur le

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