Denys d'Halicarnasse, ibid. : Etymol. Magn., p
7. Athénée (I. VII, c. 120, p. 325); suivant le Schol. d'Aristophane (Plutus, v. 594), ces offrandes avaient lieu à la nouvelle lune. Les deux témoignages peuvent être exacts: la lune en effet faisait sa réapparition, tantôt dans le dernier jour du mois, êvt) xa\ via, tantôt le premier du mois suivant.
S. Voy. Muller, dans ses Xoies sur les Euménides d'^Eschyle, v. Ms'. jours étaienl des jours néfastes, àito?pâ£sc, |xtapa\ r^iépat, et l'on devait, tant qu'ils duraient, s'abstenir de toute entreprise et de toute affaire importante.il y avait encore plusieurs, jours réputés ûcrco^âô:;. Tantôt ils étaient joints aux fêtes, comme par exemple aux Plyntéries et aux Choées, sur lesquelles
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huitième el le dis-neuvième jour étaienl considérés comme les plus favorables aux purifications el bus pratiques ayanl pour luii de conjurer les calamités '. On peut d'ailleurs admettre sûremenl que, à < 1 < ■ s époques fixes, <|ui revenaient chaque année pour les uns, chaque mois pour les autres3, les dieux n'avaient pas seulement droit aux hommages isolés de quelques fidèles, <o que des prêtres ou les délégués de la commune devaient lui offrir des sacrifices plus ou moins coûteux3. On rapporte que, chez les Athéniens, les sacrifices, et il s'agit évidemment des sacrifices réglés par les lois, étaient en permanence tous les jours, un seul excepté4. Bien que celte indication ne repose que sur un témoignage anonyme, elle n'est nullement invraisemblable. Naturellement les jours de sacrifices pouvaient n'être pas des jours de fêtes u ; le travail n'était pas suspendu, et les affaires suivaient leur cours. Il n'y avait qu'un petit nombre de dieux en l'honneur de qui fussent établies, à certains jours, des solennités durant lesquelles chômaient non seulement les affaires publiques, sauf les cas d'urgence, mais aussi les affaires
nous reviendrons plus loin, tantôt ils devaient cette mauvaise note à d'autres raisons, qui nous sont mal connues; vov. Schœmann, deComit. Athen., p. 50.
1. Proclus, dans son Commentaire sur Hésiode, GEuvres et jours, v. 808-
2. Sur les fûtes de fa nouvelle lune, voy. surtout Aristophane, les Guêpes v. 96, et Arharn., v. 1012 ; Demosthène, c. Aristogiton, I, § 99, p. 799; cf. Meursius, Grsecia feriata, s. v. Noumenia, et Welcker, Gœtterkkré, t. I, p. 554.
3. Ces sacrifices offerts au nom de l'État et dans lesquels on récitait des prières pour l'État, pour le Sénat, pour le peuple, pour les femmes et pour les enfants, étaient ensuite l'objet d'un rapport présenté à fa plus prochaine assemblée du peuple par des magistrats chargés de ce soin (àratYy&Xeiv iiiàç xwv 6yaifbv). Voy. par exemple les descriptions publiées dans lePhilistor, t. IV, 1, p. 91 ; et par Rangabé, Antiq. hellen., t. II, n° 444; cf. Théophraste, Caract., c. 21 ; Démosthène, Proœmia, n° 50.