Harpocration, v. s
les citoyens qu'à partir de l'adoption du culte d'Apollon rca-cpwoç1. Ce fut à la même idée qu'Apollon dut d'être honoré ailleurs, à Cos, par exemple, sous le surnom de xexarfeivHoç, identique à [AgxayeÎTVtoç3. Comme les adorateurs d'Apollon, qui avaient émigré en Attique, voyaient aussi en lui le protecteur qui les avait assistés dans leurs combats, ils exprimèrent leur reconnaissance à Apollon Boédromios en instituant les Boédromies qui, lorsque le culte de ce dieu se fut généralisé en Attique, donnèrent leur nom au troisième mois. Peut-être l'inauguration de ces fêtes fut-elle déterminée par un événement historique; les anciens, du moins, le pensaient3. La quatrième fête en l'honneur d'Apollon était les Pyanepsies: elles étaient célébrées le sept du mois qui leur avait emprunté son nom : on v voyait reparaître le dieu de la Nature, qui fait mûrir les fruits des jardins et des vergers. On lui offrait, comme prémices, des récoltes, des fèves bouillies (icûava), en y joignant d'autres produits sous la forme d'Eirésionés, c'est-à-dire, des branches d'olivier chargées de différents fruits, de gâteaux et de vases contenant de l'huile, du miel et du vin. Les Eirésionés étaient portées par un jeune garçon, qui avait encore son père et sa mère. La procession se rendait au temple, où l'oll'rande était déposée1. En dehors des réjouissances publiques, des particuliers célébraient la fête de leur côté, en observant les mêmes usages et suspendaient l'Eiresioné à la porte de leur maison3. Plutarque nous a conservé le texte d'une chanson qu'il était d'usage de faire entendre dans cette circonstance : « L'Eiresioné porte des figues, des pains délicats et du miel, de l'huile pour