Voy. Ross, Inscript, grseese, t. lit, p
.'i. D'après Plutarqiif (Thésée, c. 27), la victoire de ce prince sur les Amazones aurait été l'occasion déterminante ; suivant d'autres, ce serait la défaite d'KumoIpus par Ion ; voy. Etymol. magn,, p. 202. [on personnifie les nouveaux Ioniens formés parle mélange des anciens avec les Hellènes. Au i ce n'est pas seulement en Àltique qu'Apollon était qualifié de Bor|8f ou, ce qui revient au même, de BoaBio : vo} . Callimaque, Hymne à Apollon v. 69; L. Stephani, Apollon Boédromios, Leipsick, 1860; Welcker, Gcetterlehre, i. I, p, 535.
h. Plutarque, Thésée, c. 22; Eustathe, ad lliadem, 1. XXII. v 195.
5. Schol. d'Aristophane, les Chevaliers, v. 729; vov. aussi plus haut, p. 284,
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frotter les membres et du vin, de quoi envoyer dormir ceux qui le boivenl '. -1 Avec Apollon on invoquail aussi les Heures, déesses des saisons favorables, el <>n leur offrait des sacrifices . Les Athéniens les appelaient Thallo et Auxo, parce qu'elles font éclore les fleurs el qu'elles hâtent la maturité des fruits .
La fêle du printemps, les Thargélies, que l'on célébrait le (i de Munichion, c'est-à-dire vers la lin de mars, avail un autre caractère. Elle était destinée h honorer l'Apollon Delphinien, qui sans doute, à Athènes aussi bien qu'ailleurs, était considéré comme une divinité maritime, comme la puissance qui réprime l'élément redoutable, surtout dans l'hiver, et apaise 1rs Lempêtes, plus violemmenl déchaînées à l'équinoxe du printemps. Tout ce que nous savons des Delphinies, c'est qu'un grand nombre de jeunes filles, portant à la main des rameaux d'olivier, se rendaient au temple du Dieu, poui le supplier d'exercer la vertu bienfaisante que son ressentiment avait pu suspendre trop longtemps '. La légende rattache l'institution des Delphinies à la traversée de Thésée en Crète, lorsque ce prince entreprit d'abolir le tribut de sept jeunes filles et de sept garçons, imposé aux Athéniens par Minos ; mais il est beaucoup plus vraisemblable de dériver ce nom de Delphes et du dragon femelle AeXçiiv»] ou AeX<p(viq, qui dompte le dieu du printemps5. Plus tard, la pensée se porta de préférence sur le dauphin, ami d'Apollon et symbole de la mer navigable ; on vit dans l'Apollon Delpîiinien le protecteur de la navigation, et cette conception, qui fut aussi le fondement de son culte dans d'autres Etats maritimes0, a fourni matière à la légende développée dans l'hymne homérique, d'après laquelle le Dieu,, sous la forme d'un dauphin, conduit à Crisa un vaisseau crétois. De là aussi le caractère des