‹ Antiquités grecquesChapitre 430 sur 567 · Plularque, Thésée, c. 1S · texte numérisé non relu

Plularque, Thésée, c. 1S

5. Voy. Sehœmarin, Opusd, t. I. p. 344 et suiv.; PrelJer, Mythèl., t. I, p. 156.

6. Voy. Hoeck, Kreta, t. III, p. 155; Prelter, ibid., p. 16*.

cérémonies accomplies le jour de sa fête,, en particulier chez les populations du littoral. Cette fête date vraisemblablement, à Athènes, du temps où la ville était soumise à l'influence d'un État étranger puissant sur mer et personnifié dans le Cretois Minos, qui imposa aux Athéniens le tribut dont les affranchit Thésée1. Ce qu'étaient les Delpliinies pour le dieu du printemps, les Thargélies l'étaient, le mois suivant, poulie dieu de l'été qui, dans les idées des Grecs, commençait le Il mai, avec le lever des Pléiades2. Le nom des Thargélies et du mois Thargélion est certainement en rapport avec le mot Ôépoç, qui signifie chaleur, été \ Les chaleurs font mûrir les fruits, mais lorsqu'elles dépassent la mesure, elles deviennent funestes à la terre, qu'elles dessèchent, et aux hommes, dont elles compromettent la santé. Aussi se croyaiton forcé, en remerciant le dieu de ses bienfaits, d'implorer sa pitié, afin qu'il ne fit pas avorter, par l'excès de ses ardeurs brûlantes, les espérances de la récolle et détournât les lléaux qui menaçaient les hommes. On allait en grande pompe lui porter, ainsi qu'aux Heures '*, les prémices de tous les fruits qui avaient atteint leur maturité ', afin de lui montrer que ses adorateurs ne demandaient qu'à lui sacrifier une part de leurs biens ; mais en même temps pour détourner sa colère, au cas

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