Pausanias, 1. III, c
6. Voy. Welcker, Gœtterkhre, 1. 1, p. V71 ; Sauppe, Mysterieninschr. v . Andania, p. 261. On peut voir d'autres interprétations dans Hermann, Gœttesdiensl. Alterth., § 53, n" 27-31.
troupeaux. Les troupeaux de moutons surtout étaient placés sous sa garde; de lui, dépendaient leur prospérité et leur accroissement. Les campagnards du Péloponèse avaient eu un culte analogue longtemps avant la conquête dorienne1 : les Doriens crurent y reconnaître leur Apollon, qui fut appelé de là Carneios. Ils célébraient donc les Carnéennes , mais à leur manière, et de telle sorte que l'idée naturaliste attachée au dieu protecteur des troupeaux fut rejetée au second plan chez ce peuple belliqueux, qu'ils finirent par ne plus comprendre son surnom, appartenant d'ailleurs à un dialecte étranger. et que le dieu pasteur devint en réalité un dieu guerrier. Les fêtes célébrées à Sparte avaient en etfet ce caractère; on ne peut s'y tromper, en lisant le récit d'un écrivain du second siècle avant l'ère chrétienne 2, qui les décrit telles qu'elles existaient encore de son temps. Elles duraient neuf jours, du 7 au lo3, et offraient l'aspect de la vie des camps. Sur neuf emplacements, très rapprochés sans doute les uns des autres, on avait élevé des berceaux de feuillages où neuf personnes pouvaient se réunir et prendre leur repas. Ces lentes de ver. dure s'appelaient -/.tâcsr, aussi bien que les terrains où elles étaient dressées. Sur chaque emplacement elles étaient en nombre suffisant pour contenir trois phratries, nom par lequel on doit sans doute entendre les ù6a£; cela l'ait par conséquent un total de vingt-sept w6a£*. Tout se faisait par commandement, à la voix des hérauts. De quoi se composait d'ailleurs la fête ? L'historien ou le compilateur qui nous a conservé ce passage nous le laisse ignorer. Nous apprenons par une autre source