Athénée, I. XIV, c 37, p
; Voy. Hoeck, Kreta, t. 111. p. 381.
devant la statue de ce dieu, honoré sons le nom de Pythseus, et celle d'Artémis1. Les chants associaient aux louanges des divinités celles des citoyens qui s'étaient distingués par leur valeur. On se plaisait surtout à rappeler les souvenirs de la victoire remportée à Thy-réa et plus tard du combat des Thermopyles-. On a vu déjà que les célibataires n'avaient pas le droit de prendre part, même comme simples spectateurs. aux Gymnopédies \ Ces fêles tombaient au cœur de l'été, sans doute dans le mois d'IIécatombeus et duraient plusieurs jours; c'est tout ce que nous en savons'.
A Delphes, siège principal du culte d'Apollon, on retrouve encore clairement le caractère naturaliste de ce dieu, dans les Théophanies3, qui avaient pour but de célébrer sa réapparition, à la suite de son absence hivernale fi. Les Septéries7, qui se renouvelaient tous les neuf ans et la théorie que l'on envoyait à cette occasion dans la vallée de Tempe, en souvenir du combat livré au serpent Python ou au dragon femelle Delphine, doivent être considérées aussi comme une fête de la nature, au moins si l'on se reporte à leur signification origiginaire, puisqu'il parait certain que ce combat symbolise la lutte soutenue victorieusement par le dieu du printemps contre l'hiver qui couvrait le pays d'inondations et de vapeurs pernicieuses. On figurait dans les Septéries la lutte de ces deux puissances rivales. Le personnage d'Apollon élail représenté par un jeune garçon, choisi entre tous ceux qui avaient