‹ Antiquités grecquesChapitre 444 sur 567 · Voy. Boeckh, Staatshaush., t. II, p · texte numérisé non relu

Voy. Boeckh, Staatshaush., t. II, p

I. Voy. ta dissertation de Sauppe, de tnscr. Panathen., insérée dans l'Index Schol. de Gœttingue, 1858, p. 7. Pour les particularités qui suivent, il sufGt de renvoyer au travail de Meier sur les Panathénées, dans ÏEncyklop. der Wissensch. und Kùnste. Sur les courses aux flambeaux, voy. le mémoire de Haase, dans le même recueil, t. 111,0, p. 402.

mençaient, après le coucher du soleil, par des nuits sans lune, car les Panathénées précédaient de peu la nouvelle lune. Des éphèbes, choisis à cet effet, allumaient leurs flambeaux à l'autel d'Éros, élevé dans l'Académie, et partaient de là, divisés en différents groupes, en en laissant d'autres à quelque distance en arrière el sans torches. Si l'un des premiers était atteint par quelqu'un de ceux qui couraient après lui, il devait lui repasser son flambeau, et la course continuait ' ; était proclamé vainqueur celui qui arrivait au but avec sa torche allumée. Aux exercices gymniques se joignirent aussi des concours auxquels les Muses présidaient. Pisistrate, ou son fils Hipparque, avaient déjà prescrit que des rapsodes réciteraient aux grandes Panathénées des poèmes homériques dans un ordre fixé d'avance. Périclès introduisit des concours de musique, auxquels prirent part des joueurs de flûte et des joueurs de cithare qui s'accompagnaient de cet instrument (xtôapwSoQ ou se bornaient au rôle 1 1' instrumentistes (xtOaptsraJ). Des chœurs exécutant la Pyrrhique ou des danses cycliques ajoutaient à l'éclat de la fête. Enfin, des trières se disputaient, au cap S union, la victoire dans des courses navales2, d'un intérèl majeur pour les Athéniens, jaloux surtout de leur prééminence maritime. La surveillance et la direction de tous ces jeux étaient confiées à dix Alhlothètes, élus par le peuple pour quatre années, c'est-à-dire d'une grande fêle à L'autre. On distribuait des couronnes d'or, de l'huile provenant des oliviers d'Athêna, que l'on enfermait dans des vases de forme élégante, ornés de peintures, él des trépieds d'airain, Les trépieds étaient destinés aux chorègesel aux gymnasiarques des tribus qui l'avaient emporté dans les luttes et dans les concours placés sous l'invocation des Muses. L'huile riait la récom pense deceux qui avaient triomphé individuellement, et comme

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