c ru-uni summa novatur
Semper et inter se mortales rnutua vivunt. Uigescunt aliœ gentës, aliœ minuuntur, Inque brevi spatio mutantur sarcla animantura Et quasi cm ores \ itai lampada tract uni .
•j. Né&v i(j.'.).)-/. Voy. l'inscription publiée par Rangabé, Antiq. /(<//-».. t. II, n" 961,28.
548 wih.'i [TÉS RELlfilEl SES
ils étaient en grand ibre, cette dépense ne laissait pas d'être
assez considérable1. Les vainqueurs dans les concours poétiques recevaient des couronnes d'or, sans préjudice de l'huile2. Le prix pour les tribus donl les navires avaienl remporté la victoire, consistai en une somme d'argent, donl une partie devail faire les fiais d'un sacrifice à Poséidon. Le 2H du mois, dernier jour de la fête, était aussi le plus brillani : une procession solennelle allait offrir à la Dresse le péplos, long el magnifique voile qui servait à orner sou temple ou sa statue. Le pépins était tissé par des citoyennes d'Athènes désignées jous le nom d'èpY«Trïvài. On commençait le travail neuf mois environ à l'avance, dans Yhr /.y), véce du mois de Pyanepsion, jour consacré à Athêna Ergané; il était mis en train par deux des quatre Arrhéophores ou Erséph ores, que nous retrouverons plus loin dans la procession. C'étaient de jeunes filles de sept à douze ans, vouées pour un an au culte de la Déesse. Sur un fond couleur de soufre ou de safran, était tracée une riche broderie, dont le sujet principal était le combat des Géants, dans lequel Athêna avait triomphé de ces êtres malfaisants el ennemis des dieux. On y joignait des scènes glorieuses, où les enfants d'Athènes s'étaient montrés dignes de leurs ancêtres. Le péplos, attaché sur un support en forme de navire, où il se déployait comme une voile, était conduit du Céramique extérieur à la citadelle, à travers les principales rues de la ville, et de là, au sanctuaire de la Déesse, qui couronnait l'Acropole3. Nous ne pouvons retracer en détail la marche de la procession, mais il ressort clairement des anciennes descriptions que le peuple athénien avait à cœur de paraître devant
1. Voy. Rangabé, ibid., p. 663 ; Sauppe, de Inscr. Panath., p. 4.