‹ Antiquités grecquesChapitre 450 sur 567 · Pausanias, 1. I, c · texte numérisé non relu

Pausanias, 1. I, c

nous permet de supposer que la cérémonie avait Irait à la rosée de la nuit '. Elle devait donc s'accomplir dans la saison la plus chaude de l'année et avoir pour but d'implorer pour les campagnes la rosée rafraîchissante. L'Arréphorie était aussi une liturgie 2 : Les parents des jeunes filles devaient fournir les habits de fête dont elles étaient revêtues et peutêlre prendre à leur compte d'autres frais. Les bijoux en or dont les Arrhéphores étaient parées restaient acquis au temple, lorsqu'elles étaient relevées de leur charge, et allaient accroître

le lié

re soi

Dans ces deux fêtes, Âlhêna nous apparaît comme la déesse céleste à qui est dû le progrès de la végétation, et se rencontre par conséquent avec les divinités agraires Déméter et Cora. Nous ne devons donc pas nous étonner si, comme cela résulte d'ailleurs de quelques témoignages, le culte de ces deux déesses se trouve lié, dans les Skirophories, à celui d'Athêna, si peut-être même, à la lin, il y devint prépondérant'. Nous aurons plus tard l'occasion de signaler d'autres points de contact entre Alhèua et les divinités agraires ; mais nous devons auparavant jeter un regard sur les fêtes célébrées eu dehors de l'Allique.

A Corinthe, Alhêna était honorée sous le surnom de Hellotis ou'Hellotia, et comme, dans d'autres pays, notamment en Crète, Europa, considérée, à n'en pas douter, comme déesse lunaire5, portait les mêmes surnoms, l'IIellotis de Corinthe éveille naturellement l'idée de l'astre nocturne \ Cela ne

l.'Appï)<pôpoi,pour 'Apdïjçôpoi, paraît être une forme ancienne d"Epffï)<pôpoi comme on trouve 'ApyaSeîç pour 'EpyaSeîç, SapY^icov pour i-'-v, r./.'.f.V/, etc. Les inscriptions donnent souvent aussi la forme 'EppYj<p6pot. Voy, par ex. Corpus Inscript, gr., n° 431 ; Rangabé, Antiq. hellen., n. 1022, 1024 e' U40jcf, Keil, dans le Philologus, t. XXII, p. 600; Mommsen, Heortol., p.

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