‹ Antiquités grecquesChapitre 451 sur 567 · Preller, Griech. Mythol, t. Il, p · texte numérisé non relu

Preller, Griech. Mythol, t. Il, p

(3. Déjà dans l'antiquité on attribuait au surnom d'Hellotis, donné en Crète a Europa, une origine phénicienne, en raison île la ressemblance de ce mol avec un mot phénicienj voy Movers, '/<'<■ Phœnisier, t. Il, v, p. su. Rienneprouve

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veut pas dire qu'elle doive être assimilée à Séléné, mai jilui.il qu'elle représente, dans le culte de La Lune, le ciel et la lumière. Entre autres spectacles, les Helloties de Corinthe avaient leurs courses aux flambeaux, de même que les Panathénées d'Athènes; c'est tout ce que nous eu pouvons dire. — Comme dispensatrice de la chaleur vivifiante, Athêna portait le surnom d'Aléa, et c'est en son honneur qu'avaient lieu a Tégée les jeux Aléens1. Une autre fête, dans laquelle on disputait égalemenl des prix, étail célébrée dans le même lieu sous le nom d'Halotia, qui n'est peut-être qu'une forme arcadienne pour Hellotia. — En Béotie, à Coronée, la fêted'Athêna Uonienne était une solennité fédérale à l'usage de tous les Béotiens2 qui, d'après le surnom du la Déesse emprunté à la ville thessalienne d'Iton, avaient dû apporter son culte en quittant leur ancien séjour '\ Il ne nous est pas possible de donner une élymologie certaine du mot Iton. Quelques anciens en faisaient le synonime de Sfxwv ; Iton aurait donc élé le pays des céréales'. Hadès avait une place à côté d'Athêna, dans le temple de Coronée5. Ce rapprochement s'expliquait, disait-on, par des raisons mystiques ; le mystère n'était pas difficile à deviner, puisque le concours des puissances célestes et des puissances chthoniennes est nécessaire pour la maturité des fruits. Le même sanctuaire enfermait aussi un autel consacré à Iodamie. Iodamie était une prétresse qui, entrant une nuit dans le temple, s'était trouvée

cependant, que celte explication soit mieux fondée que celle qui le fait dériver du grec et lui donne une racine commune avec £Xiq. On peut voir dans le Scholiaste de Pindare (Olymp., XIII. v. 56) des histoires très ingénieuses, inventées par les Exégètes pour rendre compte d'une fête dont la raison échappait.

1. Pausanias, 1. VIII, c. 47, § 4. Il n'est pas douteux que des Aleaia ne fussent célébrées aussi dans d'autres localités où Athêna était honorée sous l'invocation d'Aléa.

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