‹ Antiquités grecquesChapitre 452 sur 567 · Strabon, 1. IX, p · texte numérisé non relu

Strabon, 1. IX, p

face à face^avec la déesse et avait été réduite en pierre, à la vue de la Gorgone. La pétrification est l'expression symbolique de la rigidité causée par le froid, et la Gorgone d'Athèna signifie que la déesse du ciel qui, dans l'été, répand la chaleur, est la même qui, dans l'hiver, envoie le froid et la gelée. A ce compte, Iodamie représente l'arrêt de la végétation qui pour renaître n'a besoin que de chaleur l. C'est pourquoi la prêtresse allumait chaque jour du feu sur l'autel, en s'écriant : << Iodamie vit et demande du feu ». — Enfin, les fêtes panathénaïques n'étaient pas reproduites seulement dans les colonies athéniennes2; on les retrouve à Rhodes3. Dans cette île, notamment à Lindos, Athèna était adorée comme la divinité par excellence, et tous les jour des sacrifices sans feu lui étaient offerts', ce qui n'empêchait pas les autres.

Si, revenant à Athènes, nous suivons l'ordre des fêtes, nous rencontrons d'abord la fête générale des morts, qui tombait le cinq du mois de Boédromion, le troisième de l'année. La date de cette solennité est certaine ; il n'en est pas de même du nom que lui donne un grammairien, revécu 3. L'erreur pourrait venir de ce que, dans les cultes privés, on appelai! ainsi les fêtes commémoratives des naissances ou des décès . Les véritables noms delà grande solennité funèbre étaient Nexûaia el Nepiceta, dont le dernier s'expliquait par cette raison que l'on s'y proposait d'apaiser la rancune ou la Némésis îles morts irrités des négligences dont ils avaient eu à souffrir7. Il est très probable que l'on observait les mêmes formes dans le service public et dans le culte privé. Ce qui est hors de doute, c'est que La fête des morts était célébrée dans tous les Etats grecs, aussi bien que dans l'Atliquc. Nous savons pertinemment que

1. Pausanias,!. IX, c. 34, § '-. D'après une autre version, lu.], uni»' élail sœar d'Athèna, el toutes deux avaient pour père [ton : voy. Tzetzès, dans ses notes sur Lycophron, v. 355 el ['Etymol. magn., p. 179.

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