Pausanias, I. 1, c
3. Poilux, 1. VIII, 107 ; voy. aussi Muller, Orchom., p. o03 (309) n. 5, et Dorier, t. 1, p. 384 (380).
4. Hésychius, s. v. ; Sengebusch, bissert. Homer., t. II, p. 1 1 i.
étaient désignées sous lenom d'apxToi, et comme ce mot rappelle l'idée d'ours, on ne s'est pas fait faute d'inventer l'histoire d'une ourse appartenant à Artémis, dont le meurtre était expié par la consécration de ces enfants1. A ce sujet même, des critiques se sont livrés récemment à des recherches, sinon très instructives, du moins très savantes et très ingénieuses sur le rôle symbolique des ours dans les religions de l'antiquité'. Je n'ai nulle envie de suivre leurs traces, et me borne à faire remarquer que, d'après quelques étymologàstes, le mot apxTot, appliqué aux enfants dont il est question plus haut, n'aurait aucun rapport avec les ours, qu'il est dérivé de à'pyeaôai, et devrait s'écrire âpy/cof, ou bien qu'il faut y voir une contraction de aepxTot. Dans le premier cas, il exprimerait l'idée de consécration ; dans le second, il indiquerait simplement que ces enfants n'étaient pas exclus du sanctuaire et avaient accès auprès de la statue de la Déesse 3.
Une fête était célébrée aussi dans l'Attique en l'honneur d'Artémis Amarysia. Elle avait lieu dans le démo Athmonon , où s'élevait le temple de la Déesse ; ce n'était pas cependant une fête purementlocale, clic avait un caractère général et officiel \ Le surnom d'Amarysia, qui vient d ap.apt>!jaû), désigne encore Artémis comme une divinité lumineuse, c'est-à-dire ici comme une divinité lunaire. Elle était adorée, sous cette invocation, surtout en Eubée, où la ville d'Amarynthos, voisine d'Erétrie, paraît avoir emprunté plutôt que donné son nom à la Déesse. La fête eubéenne des Amarysies était aussi une fête srénérale pour laquelle s'unissait l'île toute entière. La solennité donnait lieu à une procession où l'on voyail défiler, durant la période florissante, trois mille hoplites, six cents cavaliers et soixante chars. Il y avait place aussi pour des jeux dont les étrangers étaient admis à disputer les prix ; c'est là toul ce que
t. Scholiaste d'Aristophane, Lysistrata, v. 645; Suidas, s. v. xpxto; el àpxteOffai ; Lexicon Seguer., p. iii.
l'. Voy. Bachofen, der Bar in den Relig. des ilterth., Baste, 1863; cf. Philologm, t. XXI, p. 365; Preller, Mythol., t. I. p. 232 el 237.
3. Lobeck (Agîaoph., p. 74) se prononce pour ■, • >8o ; Lehrs V.Rhein. Muséum, t. XXVI, p. 683) pour '<. pxtot.