Gela paraît certain, d'après Pausanias, 1. 1, c
\\ l lui lll.s RELIGIEUSES
nous en pouvons dire '. Nous .indus moins de renseignements encore au sujel d'autres fêtes consacrées :i Artémis. Il Berail facile d'en relever un assez, grand uombre en diverses localités, notamment dans le Péloponèse el surtout en Arcadie, hom mages rendus sons des invocations différentes aux attributions multiples de la Dresse-; nous uous bornerons a citer les suivantes : d'abord la fête lacédémonienne d'Artémis Karyalis, ainsi appelée de la ville de Karyae, sur la frontière de l'Ai cadie, où l'image de la Déesse était exposée à l'air libre, sans temple qui la protégeât. Les populations voisines s'y réunissaient Ions les ans, el ries chœurs de jeunes filles exécutaient les danses du pays ^ affectant des poses dont les artistes se sont emparés, pour doter l'architecture des ligures connues sous le nom de Caryatides; puis, la fête d'Artémis Korythalia, à Sparte, où les petits enfants étaient portés par leurs nourrices au temple situé tout près delà ville; aussi cette solennité s'appelait-elle la fête des nourrices, TiOtjvfôta. On offrait à la Déesse des cochons de lait et des gâteaux ; on se livrait à des danses de toute espèce; des marionnettes et des masques ajoutaient à la gaieté \ L'épithètc do Korythalie, synonyme de y.oupCTpé<pôç, , désigne Artémis comme la protectrice de l'enfance. — Nous avons déjà signalé une autre fête propre à Sparte, dans laquelle, pour faire honneur h Artémis Orthia el remplacer les sacrifices humains, on soumettait devant son autel les jeunes garçons à l'épreuve sanglante du fouet, c'.marriyuT:; '" . Il a été fait mention aussi, dans le premier volume de cet ouvrage, d'une fête d'Artémis, célébrée en commun à Éphèse par toutes les populations ioniennes de l'Asie- Mineure fi. — Enfin nous ne devons pas oublier Hécate, proche parente d'Artémis, quelquefois même complètement identifiée avec elle, ni la fête mystique qui tous les ans se reproùuisaii
1- Strabon, 1. X, p. 448; Tite-Live, 1. XXXV. c. 38; Schol. de Pimiaiv Olymp., XIII, v. 159.