Arrien, lïissert. Epi<i., 1. lit, c
CULTES OFFICIELS ET SOLENNITÉS RELIGIEUSES oC7
depuis Athènes continua d'accomplir cet acte de dévouement '. Il n'est pas impossible qu'une légende se soit formée pour expliquer l'institution d'un sacrifice à la suite d'une mauvaise année, et ait reçu depuis des embellissements; mais il est certain que cette explication ne s'appuie sur aucun témoignage probant. Ce que dit de son côté Isocrate touchant les prémices des moissons qui auraient été envoyés aux Athéniens de presque toutes les contrées de la Grèce est évidemment une exagération de rhéteur2. Tout ce qu'on peut admettre, c'est que les colonies athéniennes adressaient des présents à la métropole, et que ces envois servaient aux Proérosies ;i. — Dans les 'E^'./.A£(o'.x,I)éméter était honorée comme la gardienne dos moissons engrangées, de même que les Romains invoquaient après la récolle leur déesse Tutélina \ Nous laisserons indécise, et pour cause, la question de savoir si les Epiclidies étaient une fête publique ou privée. — Les AXwa, la fête des aires ou des granges, étaient célébrées surtout par les laboureurs dans leurs dêmes et revenaient avec le mois de Poséidon '■' ; on en retrouve cependant des traces certaines dans la ville, ce qui s'explique par le grand nombre de laboureurs qui habitaient Athènes. Des sacrifices étaient accomplis aussi au nom de l'État. C'est à Eleusis que l'on déployai! le plus de pompe; Dionysos y était associé à Déméter et une procession solennelle avait lieu en l'bonneur de Poséidon, considéré non comme dieu de la mer, mais comme nourricier des plantes (<puTaXp,ioç)6. — Enfin nous ne pouvons omettre les fêtes des charrues (Up=\ api-coi), dont une au moins était un hommage rendu à Déméter; on y labourait, eu effet, en observant certains rites, le champ sacré appelé Pâpiov, voisin d'Eleusis, ou
1. Scholiaste d'Aristophane, Equités, 7.725(739 ; Suidas, s. \. itpoïjpé<r««: Aristide, Panathen., p. 196, 12; Libanius, Declam. XIX.