Pausanias, 1. I, c
AN l [QUI l ES RELIGIEUSES
par l'État1 qui dul aussi, ,i partir de L'administration de Périclès, fournir aux pauvres le Ihéorikon, c'esl à-dire le prix d'une place au théâtre, afin que le spectacle fûl mis à la portée de f < » 1 1 L le monde9. Les auteurs qui voulaient
faire jouer leurs pièces étaienl tenus de s'adres3er au magistrat chargé de veiller à l'ordonnance de la fête ; pour les Lénéennes, ce magistral était l'Archonte-Roi qui, si 1rs pièces étaient reçues, devait fournir aux poètes «les choreutes, sous la condition par eux de les exercer, ainsi que les acteurs nécessaires. Avant Sophocle, il n'était besoin que "l'un seul, attendu que les dispositions étaienl prises pour qu'il n'y eûl jamais que deux personnages en scène el que L'un d'eux était le poète lui-même. Mais, à partir de Sophocle, les exigence:. du drame réclamant trois acteurs, el l'auteur ne s'astrcignani pas toujours à interpréter ses œuvres, l'État dut pourvoir a tout. Pour prononcer sur le concours, des citoyens offrant les garanties requises étaient présentés par chaque tribu au Con seil des Cinq-Cents qui, au scrutin secret, en présence des chorèges, en désignait un certain nombre, parmi lesquels les juges étaient définitivement tirés au sort, le jour de la représentation. Combien y avait-il déjuges? On ne le sait pas d'une manière certaine : Les uns disent cinq, d'autres sept3; cela devait dépendre du nombre de chœurs qui se disputaient la victoire. Il y avait lieu aussi de tenir compte de ce qu'ils ne pouvaient être pris que dans les tribus qui, cette fois, n'avaient pas formé de chœur. Il y avait généralement cinq chœurs comiques, composés de vingt-quatre choreutes ; cinq juges aussi décidaient de leur mérite relatif. Les chœurs tragiques, composés de cinquante membres, étaient au nombre de trois; leur décision portait sur l'ensemble de trois poèmes tragiques, formant trilogie, et du drame satirique qui en était le