Voy. Schœmann, Opusc- acad,s t. I. p
i?. Voy. Spanhcim, dans ses Notes sur l'Hymne de Callimaque à Apollon, v. 55; 0. Millier, /Eginet., p. 150, cl Dorier, t. I, p. 200 h suiv. : Bœckh, Explic. Pindari, p. 288.
:;. Hérodote, I. I, <•. 56; Strabon, I. IX, p. ï:it. ci X, î7.">.
\. Voy. Millier, Dorier, t. I, p. 28 et 202, et Schœmann, Opusc. acud., t. 1, p. 345, n. 78.
', li RELATIONS INTERNATIONALES
ce qui fil du temple de Delphèsle principal sanctuaire de tous les peuples fédérés, et à mesure que la ligue s'étendit, de la Grèce entière (xcivv] bt(a -/,: 'EXXc&oç)1. Centre religieux d'un toul divisé à l'infini, ce sanctuaire était presque le seul lien entre les diverses parties, mais à lui seul il suffisait à leur redonner une sorte d'unité. L'iniluence de l'Oracle fut considérable jusqu'aux guerres médiques, cl souvent bienfaisante1; elle n'alla pas pourtant jusqu'à prévenir les guerres entre des nations si opposées d'intérêts et aies réunir en un étateonfédéré ni même en une fédération d'Etats. L'épreuve ne fut même pas tentée, car la nature du pays y faisait obstacle, aussi bien que lespréjugés des peuples. Nulle part on ne trouve la preuve certaine que l'Oracle ait été constitué arbitre entre les diverses cités, si naturelle que fût son intervention, si fréquente quelle ail dû être3. Dans la seule expédition en vue de laquelle se réunirent, sinon tous les peuples de la Grèce, du moins le plus grand nombre et les meilleurs, dans la guerre contre les Perses, l'attitude de l'Oracle fut timide et douteuse '♦. 11 confirma dans leur neutralité les Argïens et les Cretois5. Les réponses qu'en reçurent les Athéniens étaient beaucoup plus propres à les effrayer qu'à relever leur courage, etHérodote les félicite avec raison de ne pas s'être laissé intimider par ces menaces 6. Il ne faut pas cependant condamner l'Oracle. La pensée que la puissance persane rendait toute résistance inutile était si générale qu'elle suffit à expliquer les défaillances \