‹ Antiquités grecquesChapitre 475 sur 567 · Voy. Preller, Gr. Mythol., t. I, p · texte numérisé non relu

Voy. Preller, Gr. Mythol., t. I, p

5. Dans Plutarque (Antoine, c. 24), l'épithète d'àypuôv.o; est jointe à celle

malgré l'absence de détails sur les fêtes qui se rattachaient au culte de Dionysos, qu'il ne fût une des divinités les plus en honneur dans les îles de la mer Egée, riches en vignobles. Naxos se vantait de lui avoir donné le jour et d'avoir été témoin de son mariage avec Ariadne. Aussi, la fille de Minos était-elle l'objet de fêtes, les unes tristes, les autres gaies, contraste qui étonnait si fort quelques anciens qu'ils ont cru devoir distinguer deux Ariadnes1. 'Apictèvrj, ou, sous une autre forme, \\y.x;rrn la déesse très vénérable, apparaît comme une divinité terrestre qui, l'hiver, se plaint de son veuvage et se réjouit, au printemps, du retour de son époux. Dans l'île d'Andros, on signalait cette merveille que, durant la fêle appelée Thyia, un ruisseau de vin coulait du sanctuaire ~. Cette solennité revenait tous les trois ans, comme les Agrionies; mais, attendu que l'on comptait la première et la troisième année, cela doit s'entendre en ce sens que sur trois une seule se passait sans fête. Les Thyia tombaient dans la partie de l'hiver répondant au mois de' janvier et durait sept jours5. En général, les fêtes de Dionysos avaient lieu de deux années l'une *, et les femmes y prenaient seules part, ou du moins y jouaient le premier rôle. Elles se réunissaient sur un emplacement fixé d'avance, ordinairement dans une vallée enfermée entre des hauteurs et offrant un abri favorable ; là s'accomplissaient des cérémonies orgiaques, dont le caractère extatique témoignait la puissance du Dieu sur les esprits et l'émotion qu'éprouvaient les fidèles au récit de ses exploits et de

d'wiMifftTi;, ce qui donne l'idée d'un caractère emporté et sauvage. C'est aussi dans ce sens que Welcker interprète le nom de la fête {Gœlterlehre, t. I, p. 445). Bergk (Beitr. z. Monastsk., p. 49) l'explique par des àtypioc EûXa employés dans les sacrifices. D'après Hésychius, s. v.. on disait aussi 'Ayptivia, à Thèbes et à Argos.

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