‹ Antiquités grecquesChapitre 476 sur 567 · Plutarque. Thésée, c · texte numérisé non relu

Plutarque. Thésée, c

2. Pausanias, 1. VI. c 26, $ 2. Un prodige analogue s'accomplissait a Elis, dans les Dionysies. Trois vases de terre étaienl cachetés, el lorsqu'on les rouvrait, on les trouvait remplis de vin ; voy. Athénée, I- l, c. 61, p. 34.

3. Pline, Hist. natur., I. Il, c. 103, y. Ht, el I. XXXI, c. 2, p. 345, éd. Gronovius. Il résulte des expressions de Pausanias, ibid., que la fête 'tait triétérique, ^«p' ï™;.

h. On peut voir plus liant, \k 523, n. 2, une hypothèse sur l'origine des fêtes triétériques. Les anciens en cherchaient la. raison dans la durée de l'expédition de Dionysos aux Indes: voy. Diodore, 1. 111, c. 65, et I. IV, <•. 3.

ses traverses. Dionysos n'était pas seulement, dans ce culte, l<" dieu du vin ; le vin n'était que le plus noble de ses dons. Le dieu qui en faisait présent aux mortels régnait sur toul le domaine de la végétal ion arborescente, et méritait par là d'être adoré à côté de Déméter, à laquelle on rapportait les productions des champs. Nous avons vu déjà comment, sous le nom de Jakchos, il avait, dans les mystères d'Eleusis, sa place marquée auprès de Déméter et de Cora \ Dans les fêtes dont nous venons de parler, le dépérissement de la végétation représentait la mort du Dieu : il était vaincu par les puissances ennemies, ou, d'après les traditions orphiques dans lesquelles il était désigné sous le nom de Zagreus, déchiré par les Titans. Il n'était pas cependant anéanti; il reprenait une vie nouvelle et une nouvelle activité productrice. C'esl ainsi que, dans ses fêtes, aux lamentations sur sa mort succédait la joie de sa résurrection. L'un el l'autre sentiments étaient exprimés de la manière la plus passionnée ; c'était un enthousiasme voisin du délire. Les fêtes n'avaient pas cependant partout le même caractère de licence et d'emportement ; cette sauvagerie éclatait surtout dans les contrées où avaient pénétré les traditions et les coutumes barbares, empruntées soit à la Thrace, soit à la Phrygie, contrées dans lesquelles paraissent avoir pris naissance les légendes répandues sur Zagreus, qui furent adoptées plus tard et développées par les Orphiques. Les femmes et les jeunes filles vouées au culte de Dionysos étaient appelées Bàx^at, de 6iu£tv, appeler à haute voix, d'où sont venus au Dieu lui-même les surnoms de Bakchos, Bakcheus ou Bakchios. On les nommait aussi Ménades et Thyades, en raison de leurs attitudes extatiques. Dans la Macédoine à demi grecque2, elles portaient les noms de Klodones et de Mimallones ; enfin, elles devaient celui de Bassarides aux peaux de renards dont elles étaient couvertes 3. Le Thyrse à la main, couronnées de lierre, portant toutes sortes

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