‹ Antiquités grecquesChapitre 479 sur 567 · Eustathe, ad Odyss., I. XXII, v. 481, p · texte numérisé non relu

Eustathe, ad Odyss., I. XXII, v. 481, p

3. Plutarque, de cohib. Ira, c 9. Des expressions de Plutarque: y.cù twv Ostbv xbv ëoLaïkia. TshùJ.yiov ovo^aÇouo-t, et de la ressemblance de ce nom avec le mot sémitique Melek, roi, quelques critiques ont cru pouvoir conclure que Meilichios était un dieu apporté de Phénicie ; cela prouve jusqu'où peut aller la manie de tout faire venir de l'Orient.

4. Voy. VOrdo des sacrifices inséré au Corpus Inscr. gr., n° 523.

5. Thucydide, 1. I, c. 126. Le texte de ce passage est incertain, et ne permet pas de reconnaître sûrement si les sacrifices sanglants étaient interdits à tout le monde, ou si seulement la plupart s'en abstenaient: la première conjecture est la plus probable.

CULTES OFFICIELS ET SOLENNITÉS RELIGIEUSES o87

Meilichios, notamment des porcs '. — Peut-être est-il à propos de citer aussi, parmi les fêtes de Zeus, les Pandies, fixées au 16 d'Elaphébolion2. Le nom de Pandies semble indiquer, par analogie avec celui de Panathénées, que toute la population s'unissait pour honorer Zeus, mais il existe sur cette solennité si peu de renseignements que nous ne sommes pas même bien sur que Zeus en fût l'objet. Suivant quelques critiques, les Pandies s'adressaient à la déesse de la Lune, adorée sous le surnom de Pandia % et il est certain que cette divinité y avait aussi sa part. La fête tombait dans la pleine lune, très proche de Téquinoxe du printemps. Un beau clair de lune, brillant sur un ciel sans nuages, promettait une série de jours sereins; il était donc naturel que l'honneur fût partagé entre la déesse de la terre et le dieu du ciel. — Si les trois fêtes dont il vient d'être question visaient dans Zeus les attributions physiques, la quatrième, les Diipolies, avaient plutôt une signification morale. Zeus y était honoré comme le gardien de là ville (xo^teuç). Son sanctuaire, qui se composait non pas d'un temple, mais simplement d'un autel, était situé sur l'Acropole, voisin par conséquent du temple d'Athêna Polias et du Parthénon *. Les Diipolies s'appelaient aussi Bouphonies, du taureau que l'on immolait à Zeus. Elles remontaient a une antique origine, et l'on avait fidèlement conservé le sacrifice symbolique que nous avons signalé plus haut, comme un moyen d'expier le meurtre d'un animal qui n'eût pas dû ensanglanter l'autel 5. Des membres de lafamille des Centriades, armés de l'aiguillon (xsvxpov), conduisaient Le taureau à l'autel. Sur sa mule étaienl semés des grains d'orge et de froment ; dès que l'animal commençai! a en manger, parai ssail le victimaire (6ouTikoç), pris dans la famille des Thaulonides, qui le

1. Voy. Preller, Demeter und Persepk., p. 247; il est évident que sacrifices étaient des holocaustes; voy. Xénophon, Anabase, I. VII, c. 8 § \ cl .) ; voy. auasi ci-dessu • p. 305.

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