Voy. Preller, gr. Mythologie, t. I, p
3. Voy. par exemple le Corpus Inscr. gr., n° 2554, v. 185, et n° 2555.
moyennant des puriiications et des consécrations préliminaires. Dans une biographie de Pythagore, composée il est vrai un peu à la légère1, il est dit que ce philosophe fut purifié par l'un des Dactyles du mont Ida, opération à laquelle servit surtout une pierre frappée par la fondre Ç/JJ)z: xepauviaç). II était resté étendu, le jour, sur le bord de la nier, te visage tourné contre le sol (icp^vyjç), et la nuit, à la marée haute, dans l'eau, avec une toison d'agneau noir pour vêtement. De là, sans quitter le mont Ida, il avait été conduit, portant de La laine noire à la main, dans une grotte où Zeus, disait-on, était venu au monde. Il y était resté neuf jours, avait sacrifié au Dieu, et alors seulement avait été admis à contempler le trône sacrosaint ; mais je répète que ce récit mérite une médiocre confiance.— Une fête consacrant le souvenir de l'union de Zeus et de Héra, c'est-à-dire du Ciel et de la Terre, était célébrée tons les ans à Knossos, suivant les anciens rites du mariage : il est permis de supposer, en l'absence de témoignages formels, que des cérémonies funèbres y rappelaient aussi la mort de Zeus. — A la suite des solennités propres à l'Arcadie età la Crète, nous devons mentionner les Ithomées, instituées en l'honneur de Zeus Ithoinatès, sur le mont Ithonic eu Messénie; Pausanias en constate encore l'existence de son temps, et remarque qu'antérieurement on y décernait des prix de musique. Les Messéniens affirmaient que le Dieu, s'il n'était pas né sur le- mont Ithome, y avait été du moins élevé par des nymphes. 3. — Chez les Spartiates, ou l'un des deux rois était prêtre de ZeusLakédaimôn,et l'autre tic /rus Ouranios, on distribuait aussi des prix aux vainqueurs dans des cou cours gymniques et artistiques, mais l'existence tic la fête nommée Ourania n'est attestée que par des inscriptions contemporaines de l'empire romain'. — A Dodone, ou Zeus avait eu de tout temps son sanctuaire et sou oracle les plus renommés, nous ne trouvons à citer qu'une seule solennité
t. Porphyre, Vita Pythagorse, I. V, c. 17. 2. Diodore, I. V, >•• 72.
)?. Pausanias, 1. IV, <\ '■'>'■*>■ § I «'t 2.
i. Corpus Insu-. 7/-., n" 1240, col. m. \. s; ijii. col. m. v. '•'. 1420, v. o et 1710. Yov. aussi. Vischer, epigraph. UeUrseg* . p. 36.
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instituée en son honneur, les Naïa. /eus, en effet, étail honoré
à iJodmic sous le surnom de Naïos, sans doute en sa qualité de dieu des eaux et en raison des sources nombreuses qui arrosaient la contrée J et appartenaient à la descendance du dieu, suivant des vues théogoniques dont la trace se retrouve déjà chez Homère \ La seule particularité qui nous soit connue, touchant les .\aïa , c'est qu'on s'y livrait à des combats gymniques 8. — Sur le Pélion avait lieu, au temps de la canicule, une fête durant laquelle l'élite de la jeunesse, couverte de peaux de béliers, se rendait en procession de la ville de Démétrias au sanctuaire, pour demander au dieu de La pluie et de la fraîcheur; aux peaux de béliers était attachée L'idée d'expiation et de purification '*. — Les habitants de Céos invoquaient aussi, pendant la canicule. Zeus lkmaios, c'està-dire le dieu de la pluie, afin d'en obtenir des ondées réparatrices '. — A Rhodes , les Dipanamies qui . ainsi que leur nom l'indique, tombaient dans le mois Panémos, correspondant au mois attique Pyanepsion6, avaient sans doute de l'analogie avec les Pyanepsies, bien que dédiées à une autre divinité. — Il a été question déjà deZeusHouiagyrios, protecteur de la confédération achéenne7; une fête fédérale ne pouvait manquer d'être célébrée en son honneur. Il en est de même pour Zeus Homarios, à qui les colonies achéennes de la basse Italie avaient bâti un temple à frais communs8. — En Béotie, Zeus était honoré sous le surnom de lIomoloios;on lui faisait, à Thèbes et à Orchomène, les honneurs d'une fête nommée Homoloia, où des prix étaient décernés, et à laquelle avaient part Déméter, Athèna et la déesse belliqueuse Enyo9. —
t. Scholiaste de l'Iliade (1. XVI, v. 233) p. -i50. 2. Voy. Scbœmann, Opusc, t. II, p. 36 et suiv. .'!. Corpus Inscr. gr., n° 2908; la fête y est appelée Nâa.
4. Voy. plus haut, p. 434, et Preller, yr. MythoL, t. I, pp. 111 et suiv.