Pofybe, 1. II, c
9. 0. Millier, Orchomenos, p. 229 (233). Sur le mot ô|j.o/.tôio;, qui est aussi le nom d'un mois, voy. Hermann, Monatsk., p. 71, et Welcker, Gœtterlehre, t. II, p. 208.
Après la bataille de Platée, les Grecs confédérés avaient élevé un sanctuaire à Zeus libérateur (IXeuOépwç) et institué les Eleuthéries. Des sacrifices annuels étaient offerts au Dieu, et tous les cinq ans, on se disputait encore, au temps de Pausanias, des prix, dont le principal était celui de la course1. Les Platéens avaient la charge de la fête ; d'autres Etats y envoyaient des députations.
Rien ne garantit que des fêtes en l'honneur de Poséidon aient eu lieu dans le sixième mois de l'année attique, malgré l'identité des noms. Il est possible cependant que les jeux institués au Pirée, avec accompagnement de chamrs cycliques, aient été célébrées dans ce mois. En vertu d'un décret de l'orateur Lycurgue, trois chœurs ou un plus grand nombre devaient y prendre part; le premier prix était au moins de dix mines, le second de huit, le troisième de six 2. On ne sait au juste si la fête fut établie ou seulement rétablie par Lycargue; }a seconde hypothèse est la plus vraisemblable. En général, les Athéniens accordèrent au culte de Poséidon moins d'importance qu'on ne devait l'attendre d'une puissance maritime1. La légende parle d'une lutte entre Poséidon et Athêna, lutte dans laquelle la victoire fut adjugée à la Déesse, soit par les habitants, soit par d'autres dieux, constitués juges de la querelle1. Evidemment, c'était là un souvenir du triomphe remporté sur l'un des deux cultes par l'autre. Plus tard, .Eure cl Thésée sont encore les représentants d'une race vouée surtout au culte de Poséidon, et de Poséidon considéré comme Dieu de la mer, ainsi que l'indique le nom même d'iEgée ; mais la tradition qui assigne pour séjour ;i ce prince le Delphinion nous autorise à supposer que la religion de Poséidon s'était dès lors confondue avec celle d'Apollon Delphinien, c'est-à