‹ Antiquités grecquesChapitre 486 sur 567 · Pausanias. 1. VIII, c · texte numérisé non relu

Pausanias. 1. VIII, c

spéciale ; aussi plus tard prit-elle pour armes un trident l. Les détails nous font défaut sur les cérémonies brillantes dont Mantinée, dans de telles conditions, ne pouvait se dispenser de faire les frais. Les habitants de Trézène, en Argolide, marquaient leurs monnaies de l'empreinte du trident et honoraient Poséidon comme le gardien de leur ville ; il parait même que Trézène s'appelait, dans le principe, Poseidonia2. Cette ville n'était pas la seule qui eut emprunté le nom du Dieu ; il était aussi l'éponyme de Poseidonie dans l'Italie inférieure, de Potidania en Étolie, de Potidée dans la presqu'île chalcidique, et il est vraisemblable qu'un culte exceptionnel lui était rendu dans loutes ces localités. Les noms dTEga», d'vEgion, d'iEgine, d'iEgire, rappelaient aussi le dieu de la mer et la vénération dont il était l'objet11. — Homère signale à Onchestos, en Béotie, un bois consacré à Poséidon, et nous savons, d'autre part, que jadis on célébrait dans cette ville des fêtes où régnait une coutume bizarre : les cochers qui disputaient les prix descendaient de leurs chars à l'entrée de l'enceinte et abandonnaient les chevaux à eux-mêmes. Si le char est brisé dans le bois, les chevaux deviennent la propriété du Dieu, et le char lui-même y est conservé, à titre d'anathéma4. En général, le culte de Poséidon était tenu en grande estime chez les Béotiens. Les légendes faisaient remonter jusqu'à lui de nombreuses généalogies, et des érudits tels qu'Aristarque étaient d'avis que le surnom d'Héliconien devait être dérivé du mont Hélicon, en Béotie, plutôt que «le la \ille achéenne d'Hélice '. — Une fêle marquée aussi d'un caractère très particulier était célébrée dans l'île dVKgine en l'honneur de Poséidon. Des familles alliées entre elles s.- constituaient en confréries, Ô(a<wt, et offraient au Dieu les sacrifices accoutumés, auxquels succédaient des banquets où le silène. i «-tait

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