‹ Antiquités grecquesChapitre 495 sur 567 · Harpocration, s. v. llâvôr,[j.o · texte numérisé non relu

Harpocration, s. v. llâvôr,[j.o

6. Nicander, cité par Harpocration, ibid*, et par Athénée, I. XIII. c. S->, p. 509. L'assertion de Nicander rapportée par Athénée, mais non par Eiarpo-

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De là L'usage d'opposer la déesse populaire de l'amour sensuel à l'Aphrodite Urania, qui se plaisait à entretenir dans les âmes des sentiments plus oobles et plus purs. Ce contraste, dont le germe n'existait pas assurément dans l'idée que l'on se faisait, à l'origine, d'Aphrodite Urania, devint-il, en effet, une croyance générale, dont le culte dut sentir l'influence, nous ne pouvons le dire ; tout ce que nous savons, c'est que la Déesse portait le premier de ces surnoms dans certains temples, le second dans d'autres, et que les hétaïres sacrifiaient aussi à Urania l. Nous n'avons aucun détail précis sur les fêtes qui lui étaient consacrées Ml est certain cependant qu'elle avait, même dans les dèmes, des temples en grand nombre :j. Le promontoire Kolias paraît avoir été un des sièges principaux de son culte; elle y recevait, conjointement avec les Génétyllides, des hommages qui rappelaient les grossièretés de l'amour sexuel, et excitaient la réprobation des âmes délicates4. En général, et par des raisons faciles à comprendre, on peut dire que le culte d'Aphrodite, singulièrement dans les ports de mer et dans les villes commerçantes où les étrangers aflluaient, s'adressait surtout à la déesse des amours faciles. Dans Abydos, un temple était dédié à 1' 'AçpoSttTf] IIopvYj3. A Kalydon, en Étolie, on célébrait une fête où les filles de joie se réunissaient en grand nombre dans le temple, et où les entremetteurs et les galants faisaient également leurs affaires 6. A Gorinthe, où la Déesse avait un temple magnifique, servi par une troupe d'Hiérodules, parmi lesquelles des courtisanes dont l'industrie était une source de revenus con-

cration, à savoir que Solon avait élevé le premier temple à l'Aphrodite Pandémos repose sur un malentendu facile à expliquer. Il n'y a aucune raison de révoquer en doute l'existence d'un semblable temple à une époque plus reculée. Si Solon en a réellement bâti un, rien n'empêche d'admettre qu'il y en eût deux ; voy. Ross, das Theseion, p. 39.

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