Eschyle, les Sepi contre Tkèbes, v
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adorée, à Thèbes, sous Irois surnoms : I rania, Pandémos, Apostrophia ; on l'invoquait, en celte dernière qualité, poui qu'elle détournai les hommes des amours illicites el des désirs contre nature1. Il esl l'ail mention en divers passages d'un'' fêle d'Aphrodite Apostrophia9; mais l<>ut ce qu'on en sait, c'esi qu elle avait lieu ù la fin de l'année béotienne, c'est-à-dire au mois de décembre. Les Thessaliens célébraient en l'honneui d'Aphrodite une fête à laquelle les femmes seules prenaient part. Ce fut dans une de ces solennités que la* courtisane Laïs fut mise à mort, meurtre qui fut expié par la fondation d'un sanctuaire en l'honneur d'Aphrodite Anosia3. Dans l'île de Zacynthos, le même hommage était rendu chaque année à la Déesse, avec accompagnement de courses'. En Sicile, elle possédait, sur le mont Eryx, un sanctuaire très renomme auquel étaient attachés de nombreux serviteurs ou Hiérodules. Tous les ans on y l'était surtout son départ pour la Lybie el son retour neuf jours après s ; mais ce culte avait un caractère plutôt phénicien qu'hellénique. Il en était de même pour celui de Cypre , et notamment pour la coutume qui obligeait les femmes à témoigner leur vénération à la Déesse en se livrant, avant leur mariage, aux embrassements d'un étranger ,;. Aphrodite avait aussi à Cypre ses mystères, sut lesquels nous ne pouvons donner aucun détail '.
Aux fêtes d'Aphrodite nous rattacherons les Adoniesoù l'on pleurait la mort de son cher Adonis, où l'on applaudissait à sa résurrection. Comme Aphrodite, Adonis appartenait à la religion des races sémitiques. Son nom signifie Seigneur; il est le dieu de la .Nature renouvelant la création par la force virile, dont ne peut se passer la force femelle de la Nature, el dont cependant la coopération lui manque dans les alternatives des saisons, jusqu'à ce qu'elle ait regagné son concours. Cette action intermittente esl représentée symboliquement