Boeckh, Corpus Inscript, grsec, n° 1583 et
8. Pausanias il. I, c. I'.'. § ii fa.il mention d'un autel élevé aux Muses sur les bords de l'Ilissus, et l'on sait qu'en général on chois volontiers pour les sanctuaires des Muses le bord des eaux et li - grottes, voy. Vpss, dans ses notes sur les Eglogues de Virgile, I. VU, \ . -I .et Preller, Gi >< ■ h, Mythol.,
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il parait cependant qu'il n'\ fiai! célébré que dans l'-s écoles on des sacrifices leur et ai en 1 offerts par les élèves, leurs maîtres h leurs amis1. — Une fête populaire, les Mouseia, revenail tous les cinq ans a Thespies, el des prix y étaienl aussi distribués2. — Les Hermaia, consacrées à Hermès, paraissent n'avoir eu d'autre théâtre, surtoul à Athènes, que les gymnases et les palestres". Hermès donl la nature complexe prêtait à des conceptions très variées, «Hait considéré surtout dans ces occasions comme le dieu de la force et de la souplesse appliquées à la eymnastique, et il n'est pas douteux qu'il n'ait été honoré à ce titre, non seulement chez les Athéniens, mais ailleurs, dans les établissements consacrées à ces exercices'. Les choses se passaient autrement à Tanagraen Béotie : durant la fête populaire que l'on offrait à Hermès, le plus beau des éphèbes faisait le tour de la ville, portant un agneau sur ses épaules, pour rappeler, disaient les interprètes, que jadis Hermès lui-même avait détourné de la ville une maladie contagieuse, en parcourant le même circuit3. Cette cérémonie avait évidemment un caractère lustral: il serait toutefois trop long- de rechercher quels étaient les attributs d'Hermès auxquels on so référait en cette occasion0. Les Tanagréens l'honoraient sous le surnom de Promachos et paraissent l'avoir considéré comme leur appui le plus sûr1 : mais c'était surtout en Arcadie qu'il était adoré ; il passait
I 1, p. 382 et 383. D'après Diogène Laërte (1. IV, c. 1) les Muses avaient un autel dans l'Académie. Un prêtre des .Muses est signalé aussi dans les inscriptions récemment découvertes des places d'honneur au théâtre d'Athènes. Enfin le nom de Mouseion. que portait une colline voisine de l'Acropole, l'ait supposer l'existence en ce lieu d'un sanctuaire dédié aux Muses, bien que Pausanias n'en parle pas.
1. .Kschine, c. Timarque, p. 35, § 10; voy. aussi Théophraste, Cctrâct<res, c. 22 (cod. Palat.) avec les remarques de Ast, d'où il résulte que les écoliers devaient contribuer aux frais de la fête,