‹ Antiquités grecquesChapitre 500 sur 567 · Pnusanias, I. IX, c. 22, S 1 : Preller, ièiiL, p · texte numérisé non relu

Pnusanias, I. IX, c. 22, S 1 : Preller, ièiiL, p

I If. US OFFICIELS ET SOLENNITÉS RELIGIEUSES Oit

même pour avoir pris naissance dans cette contrée. Le siège principal de son culte était Phénéos, où une fêle publique el des jeux étaient institués en son honneur1. Enfin, en Crète, on célébrait une fêle rustique, dans laquelle les propriétaires doriens régalaient les paysans établis sur leurs terres, el à Gydonia en particulier, les rôles étaient à tel point intervertis que les maîtres cédaient l'autorité aux Klarotes et se laissaient au besoin battre par eux-. Sans doute, ces fêtes s'adressaient à Hermès, comme au dieu de l'ancienne population champêtre, des paysans et des pasteurs; naturellement son culte dut prendre plus d'importance en Arcadie qu'en toute autre contrée. Les Arcadiens donnaient pour lils à Hernies. Pan, le Dieu des troupeaux. Pan, de son côté, recevait l'hommage de divertissements rustiques, au milieu desquels il pouvait bien arriver que lui-même, s'il ne se montrait pas de bonne composition, fût frappé à coups de scilles marines . Le culte de Pan n'était pas, d'ailleurs, borné à l'Arcâdie. Il était honoré en Attique, notamment à Marathon, où l'on montrait une grotte qui lui était consacrée et ce que l'on appelait le troupeau de Pan, c'est-à-dire un amas de pierres qui pouvaient à la rigueur figurer un troupeau '. Après la bataille qui fut livrée non loin de là, et gagnée, suivant la croyance commune, avec l'appui du Dieu, on érigea dans la ville même en sanctuaire une grotte située sur le versant septentrional de l'Acropole, et une fête annuelle fut instituée avec des courses aux flambeaux5, peut-être à l'instar des fêtes arcadiennes. Nous devons ajouter que, à l'origine. Pan n'était pas seulement en Arcadie le dieu des troupeaux; il avait des attributions plu-» hautes et ('tait adoré comme le dieu de la lumière céleste. Sou nom en effet parait venir non de reaw, qui exprime l'idée de pâture, mais de 9*.) ou çaîvw, par le changement d'une aspirée en une forte, comme on dit -r/;; pour pôvoç8.

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