‹ Antiquités grecquesChapitre 50 sur 567 · Cicéron, de Diriiml., 1. I, c · texte numérisé non relu

Cicéron, de Diriiml., 1. I, c

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que la législation de Lycurguo avail i< «■ 1 1 sa sanction-; quelquefois même Apollon enesl désigné comme l'auteur1. Les I « »is de Zaleucus avaienl été données aussi surl'ordre du Dieu

et rec mandées par lui comme un remède aux dissensions

intestines dans lesquelles s'épuisaient les Locriens Epizéphyriens*. Solon avail été invité également par Apollon h prendre en main le gouvernail de l'Etat, el lorsque les Cyréik'mmis demandèrent ;i Delphes le moyen do rétablir leurs affaires compromises, ils rapportèrent le conseil d'en charger un citoyen * l « * Mantinée*. Enfin les règlements de Cli sthène, qui complétèrenl el fortifièrent la constitution d'Athènes, avaienl été sanctionnés par Apollon*. Bref, on peut affirmer que l'O racle eut une influence décisive sur la constitution et la législation de plusieurs Etats. A lui encore sont dus les adoucissements apportés à la peine du talion, généralement en vigueur dans les temps qui avaienl préeédé, la poursuit*' légale des meurtriers substituée à cette coutume barbare, la purification et la réparation dans les cas d'homicide involontaire'1. De nombreux exemples constatent que les mesures relatives aux choses religieuses, telles par exemple que l'ordonnance des fêtes et des sacrifices, l'introduction de cultes et de rites nouveaux, ne furent non plus jamais adoptées sans que l'on eût consulté le Dieu ? Il est constaté pal un grand nombre de témoignages que toutes les entreprises importantes étaient subordonnées à sou assentiment6. On est donc autorisé à dire que pour les peuples de la Grèce l'oracle de Delphes fut l'autorité suprême et universelle, en dehors de laquelle il ne s'accomplit rien de considérable7. Sparte est, entre toutes les cités, celle qui eut avec lui les relations les plus assidues. Nous avons remarqué déjà l'existence de fonctionnaires

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