‹ Antiquités grecquesChapitre 51 sur 567 · Platon, Leges, 1. IX, p · texte numérisé non relu

Platon, Leges, 1. IX, p

7. Voy. entre autres, Pausanias, I. VI, c. 9, § 3, et 42, § i.

8. Cicéron, de Divinat., 1. I, 54 et 122; Justin, 1. VIII, c. 2; voy. aussi Meiners, Gcsch. aller Relig., t. II, p. 684.

placés sous les ordres des rois et portant le nom de Pythiens, ou Poithéens, qui avaient mission spéciale de communiquer avec la Pythie'. Dans d'autres États doriens, les Théores, que nous voyons désignés comme magistrats, paraissent avoir exercé le même office2; le fait toutefois n'est pas certain. Platon institue, dans sa république modèle, trois Exégètes ou interprètes sacrés qui doivent être choisis par l'Oracle sur une liste de neuf candidats"; il n'est pas douteux que le collège des trois Exégètes fonctionnant chez les Athéniens ait été choisi, en partie au moins, de la même manière4.

La renommés de l'Oracle était grande à l'étranger aussi bien qu'en Grèce. Il était interrogé par les Etrusques, parles Romains dès le règne du second Tarquin, par les Phrygiens au temps de Midas, par les Lydiens sous la dynastie des Mermnades. Le Dieu donnait les réponses et recevait en échange les offrandes et les sacrifices de tous les dévots, sans acception de nationalité. N'appartenant en particulier à aucune race grecque, il accueillait les adorateurs de quelque pays qu'ils vinssent. Il ne voulait pas être le Dieu de tel ou tel peuple, mais celui do l'humanité. Quiconque s'approchait do lui avec foi en recevait conseil et assistance.

Si l'oracle de Delphes se fût maintenu au-dessus de toute considération particulière et fut demeuré impartial, non seulement vis-à-vis de l'étranger, mais aussi et surtout envers les diverses populations grecques, toujours on lutte, s'il no se fût jamais inspiré que de la justice et du bien public, sans céder aux suggestions intéressées de tel ou tel Etal, sou prestige n'eut subi aucune atteinte, et son influence sur les

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