‹ Antiquités grecquesChapitre 509 sur 567 · I . Aristophane, Ac/tani., v · texte numérisé non relu

I . Aristophane, Ac/tani., v

•'. Corpus hiscript . grsec, n° '-'•">i~ <■.

:t. Etienne de Çysance compte 23 ville? du nom d'Héraclée ; on pourra encore augmenter ce nombre.

\.\ I IQI I I l.s RI l.n.li.i >i S

les Grecs, en même temps qu'ils lui oflraienl les sacriBces funèbres réservés aux héros, ainsi qu'on vienl de !<• voir pour Sicyone, le vénéraient à l'égal des dieux de l'Olympe '. Ce fui surtout à Thèbes el chez les Locriens Opuntiens qu'Héraclès commença d'être honoré comme un héros, en Atlique qu'il fui adoré comme un dieu-'. Le nom de Kynosarge, sous lequel était désigné son sanctuaire et que les exégètes expliquaient par une légende assez singulière, a Irait certainement à l'étoile du Chien, dont le lever marque le moment où l'on sont surtout le besoin d'atténuer les effets du soleil.

On disait que beaucoup des sanctuaires consacrés en Attique à Héraclès avaient appartenu jadis à Thésée, et qu'Héraclès les avait détournés à son profit, de manière à n'en plus laisser que quatre à son concurrent'. Il faut bien admettre que cette légende repose sur quelque fondement historique, bien que nous ne soyons pas en mesure d'en déterminer l'origine. Une seule conjecture peut trouver place ici, c'est que la retraite de Thésée devant Héraclès, comparable à celle de Poséidon devant Apollon, s'explique par les mômes motifs, c'est-à-dire que la partie de la population attique, vouée au culte d'Apollon et d'Héraclès, avait pris le dessus sur celle qui était vouée de cœur à Poséidon et à Thésée4. Plus tard, Apollon et Héraclès nous apparaissent encore comme les divinités suprêmes de Marathon, et la Tétrapole dont Marathon faisait partie est dans l'opinion universelle le district qu'occupèrent les premiers Hellènes étrangers à l'Ionie qui furent amenés par Xouthos5. C'est en parlant de ce point et par l'entremise des Hoplètes établis dans cette contrée que le culte des deux divinités gagna en étendue et en importance. Thésée toutefois redevint en faveur après la guerre médique, et le dut au progrès de la démocratie dont il était réputé partisan fi. Ce fut dans ces conjonctures que l'oracle ordonna d'aller chercher ses osse-

Page 1