Voy. Schœmann, Opusc, t. I, p. 156 et
6. Pausanias, 1. I, c. 3, g 3; cf. Preller, griech. MythoL, t. II. p. 199.
ments dans l'île de Scyros où il était mort, exilé de l'Altique et avait été enseveli, pour les rapporter à Athènes l. On lui éleva un temple qui servit d'asile, surtout aux esclaves, et sa fête, si elle ne fut pas instituée à cette occasion, fut réorganisée, avec accompagnement de jeux et de festins \ Elle tombait le 8 du mois de Pyanepsion; on sait d'ailleurs que le 8 de chaque mois était consacré d'une manière générale à Thésée et à son père céleste Poséidon. Nous ignorons pour quel motif cette solennité avait été placée dans le mois de Pvanepsion, où elle se rencontrait avec les Pyanepsies d'Apollon \ Le jour qui précédait la fête de Thésée, un sacrifice funèbre était offert à Konnidas, qui avait été l'instituteur de sa jeunesse *. Dans le voisinage du temple élevé cà Thésée se trouvait l'emplacement appelé Horkomosion, où avait été conclue la paix avec les Amazones, à la suite de leur descente dans TAttique. On y sacrifiait aux Amazones avant la célébration des Théseïa \ Nous retrouvons là vraisemblablement les traces obscures d'un culte d'Artémis, dans lequel figuraient des chœurs de jeunes filles, culte dont la fondation remonte à la période marquée du nom de Thésée et doit être attribuée à des envahisseurs vaincus plus tard et confondus avec ceux dont iis avaient troublé la possession fi. A la légende de Thésée se rattachent aussi les jeux funèbres auxquels on se livrait dans
1. Plutarque, Thésée, c. 36 ei Vinmn, e. s. La date indiquée est l'Olymp, 76, I, av. J.-C. 476; voy. ans ; Kriiger, histor. philol. Studien, p. 39.
2. Aulu-Gelle, Noct. ait., I. XV, c.20; Aristophane, Plutus, v.628. Une inscription publiée dans le Philistor,i. Il, p. 134, mentionne un concours eùav8pîa« •/.-/'•. eùoTtXsa;. Il y avait aussi une course aux flambeaux ; voy. plus haut, p. 215, n., et Sauppe, dans les Gœtting. Nachrichten, Ist'.i, p, 213.
:!. D'après les témoignages anciens, on avait choisi ce jour, parce qu'il était l'anniversaire de celui où Théséeétail revenu de son voyage en Crète ; voy. Plutarque, Thésée, c. 36.
i. Plutarque, Thésée, c. î.
.ri. Plutarque, Thésée, c. 27. Il y avait aussi dans Athènes un endroit nommé Amazoneion où, suivant la tradition, les Amazones avaient établi leur camp et fondé un sanctuaire ; voy. Harpocral s. v.
6. Voy. Preller, Mythol., I. Il,' p. L99 ; Dondorff, die Jonier auf Eubœa, [Program. des Joachimsth. Gymn., Berlin, 1860), p. 24 el 25; Deimling, die Leleger, p. 183 et suiv. Les idées suis parti pris émises par Mordtmann [ùber die Amazonen, Hanovre, 1862, p. 92) ont été justement appréciées, dans les Heidelb. Jahrb., 1862, p. 750.
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le Céramique, en L'honneur d'un Ris du roi Minos, ludrogée ou Eurygyès, mis à morl par Les athéniens '. Dans Minos, il taul voir le dieu d'une peuplade qui, après s'être établie en Attique, en fui chassée el poursuivie jusqu'à extermination. Son fils Androgée esl un dieu ou un héros de l'agriculture, donl le culte a laissé des traces m Crète '.
A propos des autres fêtes héroïques, nous devons uous borner à dire d'une manière générale qu'elles étaienl aussi fréquentes dans Les diverses contrées de la Grèce qu'en Attique, Beaucoup étaienl sans importance et n'avaient qu'un public restreint, d'autres étaient des fêtes populaires, ordonnées par l'Etat et auxquelles tout le monde prenait part. Celles-là ne le cédaient pas en magnificence aux fêtes des dieux supérieurs. N<»iis avons eu déjà l'occasion de parler des héros qui, dans chaque localité, étaient considérés comme les protecteurs du pays (r,ptùs.q ï-t"/j<^:z'.) 3; leurs fêtes étaient celles où Ton déployait le plus d'éclat. Les 'Atoxeia d'Égine étaient marquées par des luttes gymniques, qui attiraient de loin les concurrents étrangers, et dont les prix sont vantés par Pindare à côté de ceux que l'on distribuait à Olympie et à Némée *. Des jeux relevaient aussi, à Salamine, la fête d'Àjax, fils de Télamon ; à Opunte, celle d'Ajax, filsd'Oilée3; à Thèbes les 'IoXâïa ou les 'HpaxXewc, ainsi nommées indifféremment, parce qu'elles étaient communes à Héraclès et à son compagnon; à Oropos, les 'Apyuxpa-.a8; chez les Mégariens, les 'AXxaôoia et les AiéxXeia.; en
1. Hésychius, s. v. In EùpvyÛY) àywv ; Plutarque, Thésée, c. 15.
2. Plutarque, Thésée, c. 16 ; voy. aussi Hoeck, Kreta, t. II, p. 78.