Platon, Leges, I. VI, p
i. Les inscriptions nouvellement découvertes, qui constatent l'existence de places d'honneur dans le théâtre d'Athènes, mentionnent un -•>',-/pr,<7To: èiJY]YïiTyjç, et un È?r,yr,TY,; li sOnarpiôûv j(eipoTOVï]Tbî ôitb toQ BtJ(jlovi 8ià jîîov. NOUS .•iiniKiissniis pur d'antres inscriptions un :?ï)Y»rri|Ç sÇ Eù|io)>7ti8û>v ; sur les premières, voy. die Monatsbericht der Berlin. A.kad. der \\ issensch., 1862, p. 281 ; 'EqrçpeiA. àpx«toÀoy, jtep. 6. I, p. 98, et $iX(<rrup, t. III, p. 368 el i.')S. il est l'ait, allusion à l'^v^v^ Ey^oVrctôûv, dans le discours de Lysias contre Andocide, p. 204.
relations politiques des peuples eùj été plus bienfaisante el pliiN durable, mais c'étail trop demander. Les conseillers el les régulateurs de l'Oracle u'étaienl pas toujours inaccessibles ;ui\ intérêts mondain »; au lieu de s'élever au-dessus des partis, ils prenaienl parti eux-mêmes, et poursuivaient leurs propres avantages, quand ils auraient du ne consulter que les principes immuables de la justice divine. Ainsi des considérations d'ordre inférieur dictaient le sens des prophéties.
Le nom de AeX?o£, autant que nos sources nous permettent d'en juger, ne fut pas d'un usage général avant le vic siècle '. Cel emplacemenl avait un autre nom, IIuôu, qui, d'après l'interprétation lapins vraisemblable, désigne le lieu où l'on interrogeait l'Oracle Ml était situé tout près de la cime du Parnasse appelée Xuxwpewc, qui plus tard, lorsqu'une ville se fut formée autour du sanctuaire, en devint un des faubourgs3. La contrée appartenait au territoire de la ville phocéenne de Crissa ou plus exactement Grisa. Ce n'était pas cependant par les Criséens que le culte d'Apollon avait été institué dans ces lieux, mais bien par les Doriens et parleurs confédérés; de même les familles sacerdotales paraissent avoir été prises dans des populations différentes. Les plus considérables d'entre ces familles se vantaient de remonter à Deucalion, que la légende donne pour père à Hellen, ancêtre de la race hellénique4. Il y avait aussi un yhoç des Thrakides5, dont le nom rappelle la vieille branche des Thraces établie jadis dans plu-
1. Le nom rie Aa/.cpoî se trouve pour la première fois dans un passage d'il éiaclite cité par Plutarque (de Pythiœ Oraculis, c. 21) et dans l'hymne homérique en l'honneur d'Artémis, v. 14, dontl'àge, il est vrai, est incertain, mais qui ne peut guère remonter beaucoup plus haut. D'après Pausanias cependant (1. X, c.6,§3),le nom de AeXcpoî serait plus ancien que celui de II-jOw.
2. Strabon, I. IX, p. 419; voy. aussi Schœmann, Opusc. acad.,t. I, p. 341. Welcker (Gricch. Gœtterl., t. 1, p. 431),etDuncker (Gesch. desAlterth. t. III, p. 299) partagent cette opinion, mais elle est combattue par Pott (Z. K., t. VI, p. 123). On trouve dans Sophocle (Œdipe-Roi, v. 70 et 603) et dans Apollonius de Rhodes (1. IV, v. 530) une allusion au sens du mot II-jOiô, comme dérivé de itvvOàvo[iai.