Voy. plus haut, p
4. Pindare, Olymp., VII, v. 156; Néméennes, Y. v. 78, avec les Scholies.
5. Corpus Inscript, grsec, n° 1 131 et 108, 32. Sur les Aianteïa célébrées à Salamis, voy. aussi l'inscription publiée dans le Philistor., t. I, n° 1, v. 53; "M y remarque qu'au temps où remonte cette inscription, c'est-à-dire au premier siècle de l'ère chrétienne, les éphèbes d'Athènes prenaient part à la fête, qu'ils avaient notamment une place marquée dans la procession et dans la course aux flambeaux.
6. A ces fêtes et aux prix que l'on y distribuait se rapporte une inscription publiée par Rangabé (Antiq. hellen., n" 965). De ce fait que dans certains monuments, les dates sont fixées par les noms des prêtres d'Amphiaraùs, on peut conclure que le culte de ce héros tenait la première place à Oropos; voy. encore Rangabé, ibid., n° 679, 685 et 686.
Thessalie,les UptàteaCkazia ; à Rhodes, les TXr/rcoXéu.su1, et beaucoup d'autres encore, qu'il n'est ni utile ni ; de citer tout au long. On a déjà vu plus haut que dans les temps historiques, certains personnages étaient pour diverses raisons élevés à l'état de héros, et que les honneurs héroïques leur étaient décernés. Plusieurs d'entre eux étaient aussi les objets de fêtes officielles, rendues plus brillantes par des concours. De ce nombre étaient Léonidas à Sparte, Brasidas à Amphipolis, Aratus à Sicyone. La flatterie fut poussée si loin à l'égard des rois et des hommes de guerre que des fêtes leur furent consacrées de leur vivant. Semblable honneur fut renduen particulier à Lysandre, clans les villes de l'Asie-Mineure, notamment par les Sauriens, qui osèrent transformer une fête de Lysandre en une fête de Héra, à Antigone et à Démétrius par les Athéniens et les Sicyoniens, à Antigone Doson par les mêmes Sicyoniens, à Ptolémée Soter par les Rhodiens, pour ne pas parler des proconsuls romains et pins tard des empereurs en l'honneur de qui furent fondés des temples et des solennités, en admettant même que parfois des fêtes décernées à des vivants s'adressassent en réalité aux dieux, et fussent un moyen détourné de les invoquer en faveur de ceux dont elles
portaient le nom ou de leur rendre grâces p ■ les bienfaits
dont ces personnages avaient été les intermédiaires, il n esl pas moins vrai que les objets de ces apothéoses prenaient les choses à la lettre el se considéraient comme des dieux égarés sur la terre". Rien qu'une pareille obséquiosité ne répugnai pas à l'idée que Le paganisme concevait de la nature divine, il est difficile de croire à la sincérité des populations qui taisaient si bon marche d'elles-mêmes.
Nous avons fait remarquer, avec plus ou moins de certitude, en énumérant les fêtes qui précèdent, que plusieurs
1. On trouvera tout ce qu'il est intéressant de connaître de ces fêtes dans 1h fh'àcia Feriata de Meursius, Lugd. Batav., 1619.