Eiienne de Bysance, s. v
ï. Piutarque, Quxst. gr., c. 9.
5. Diodore de Sicile, 1. XVI, c. 2i; voy. aussi Deimling, die Lclcger, p. 24, et Welcker, Gœttcrh'hrc, t. I, p. 431.
sieurs contrées de la Grèce, à laquelle on rattachait Thamyris, Orphée, d'autres chanteurs encore, et qui passe pour avoir propagé le culte de Dionysos'. Comme à Delphes le culte de Dionysos était uni à celui d'xVpollon, il est probable que ce rapprochement avait été opéré par les Thrakides. Plus tard, quanddéjàon avait'élcvé surle Parnasse un temple enl'honneur d'Apollon, Crisa reçut des étrangers crétois qui prirent une influence considérable sur l'administration du sanctuaire et la direction de l'Oracle2. Les richesses du temple grandirent avec son importance; il se forma une ville tout autour, et le clergé fut de moins en moins disposé à subir la prépondérance des Criséens, propriétaires du temple3; les Criséens commirent d'ailleurs des actes qui allaient contre les privilèges du sanctuaire commun à tous les peuples amphictyoniques. Delphes était en petit un Etat papal, gouverné théocratiquement; au premier rang étaient placées les familles nobles; à leur suite venait une bourgeoisie assez mal partagée et une population rurale composée surtout d'Hiérodules dont l'office consistait à faire le service du temple et à en percevoir les revenus \ Dans les familles nobles se recrutaient les magistrats et les prêtres, parmi lesquels les cinq ostoi semblent avoir formé en quelque sorte un collège de cardinaux. En fait de magistrats, nous trouvons un Roi et plus tard des Prytanes et des Archontes Ml y a trace aussi d'un Sénat ((âouX-rç) et plus tard d'une Assemblée populaire (àyopà)6. Comment l'élément ecclésiastique et l'élément civil se partageaient-ils l'autorité , ou l'exerçaient-ils en commun ? Nous ne sommes pas en mesure de répondre sûrement à cette question. Le soin de veiller à la sûreté et à l'inviolabilité du temple et de ses dépendances était, dévolu à rassemblée des Amphictyons ; mais les prêtres étaient seuls chargés d'administrer le temporel, sans préjudice.