‹ Antiquités grecquesChapitre 529 sur 567 · Pausanias, 1. II, c · texte numérisé non relu

Pausanias, 1. II, c

dans le temple d'Hippolyte, dieu vraisemblablement d'ordre solaire ou stellaire, associé d'abord à Artémis et ramené, par la mythologie, à l'état de héros \ Les filles de Mégare offraient leur chevelure à Iphinoé, celles de Délos à Opis et à Hékaergé ou bien à Hypéroché et àLaodikô \ En un mot, chaque contrée avait ses usages. Dans la nouvelle Ilion, la coutume voulait que les fiancées se baignassent dans les eaux du Scamandre et invoquassent le dieu en s'écriant : « Je te sacrifie, ô Scamandre, ma virginité3. » Il va de soi que les cérémonies appelées ïcpoxéXsia étaient accomplies par le marié aussi bien que par sa femme, et par les deux familles '. Ceux qui voulaient être bien sûrs de ne rien négliger devaient se renseigner auprès des Exégètes \ Ajoutons encore un détail pour finir cette énumération : dans les sacrifices offerts à liera Gamélia, le fiel des victimes n'était pas déposé sur l'autel et brûlé, mais enfoui ou jeté, pour montrer, dit l'écrivain à qui nous devons ce renseignement, que la colère et l'amertume ne doivent pas trouver place dans le mariage . On observait aussi dans ces sacrifices les signes favorables ou défavorables, et suivant qu'ils se prononçaient dans un sens ou dans l'autre, on procédait au mariage dès le lendemain ou on l'ajournait \ C'était une coutume générale que le jour même des noces, de bon matin, les deux fiancés prissent un bain dont l'eau, en tout pays, venait d'une fontaine affectée à cet usage spécial : Athènes avait la source Callirhoé ou autrement appelée Ennéakrounos8, Thèbes larivière [sménos. L'eau devait en outre être puisée par une personne jeune et appartenant à la famille, fille ou garçon . Le soir, la mariée

1. Euripide, Hippolyte, v. 1 125; Pausanias, I. II, c. 32, § 1.

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