Voy. Wernsdorf, dans ses Notes sur Himérius, p
s. Pollux, Onomast., I. lit, ï'<\ Euripide, les Phënici nncs, v. 347, les notes du Scholiaste.
" 9. Harpocration, s. v, ) . Voy. aussi sur ce poinl et pour ce qui
suit, Becker, Chankh -, t. III, p. 301 et suiv.
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étail amenée en pompe à sa nouvelle demeure, sur un char traîné par des mulets ou îles bœufs dans lequel sa place étail marquée entre son mari el le garçon d'honneur, ïrapavô|A<pw<; ou iràpo^oç, toujours choisi parmi les parents ou les amis du mai i. D'après une disposition attribuée à Solon, la mariée apportai! avec elletoutes sorles d'ustensilcsde ménage el en déposait une partie à la porte de la chambre nuptiale, pour indiquer le rôle actif qui lui était destiné '. Si le fiancé se mariail en secondes noces, il ne lui était pas permis d'aller chercher sa femme luimême; il se faisait remplacerpar un parenl ou un ami, appelé pour la circonstance vu^çaywYoç . Derrière la voilure suivait un cortège de personnes unies au jeune couple par le sang ou par l'amitié. On portait des torches que les mères du mari e1 de la femme avait allumées chacune à leur foyer. On chantait, en s'accompagnant de la llùle, des cantiques appelés Hyménées2, du nom d'un personnage que diverses légendes représentaient comme un dieu ou un démon du mariage, mais qui doit uniquement son existence aux chants appelés de son nom. Les Hyménées, quoi qu'ils pussent avoir un caractère religieux , affectaient le plus souvent une allure joyeuse, quelquefois même lascive3, laisser-aller d'autant moins surprenant qu'ils étaient chantés au sortir d'un repas où desvins généreux avaient coulé en abondance. Le repas de noces était offert par le père de la fiancée; les femmes y étaient admises, au moins en certains pays, bien que généralement elles fussent exclues des réunions auxquelles les hommes prenaient part. Toutefois on disposait pour elles des tables à part et la mariée restait voilée*. Il paraît que l'on servait aussi, dans la maison du fiancé, un banquet auquel étaient invités ceux de ses amis qui ne pouvaient