Voy. Schœmann, Opusc. acad., t. I, p
3. Peut-être est-ce à cette rivalité qu'a trait la violence (uSpiç) contre laquelle sont prémunis les prêtres, à la fin de l'hymne à Apollon.
4. Voy. Zander, dans V Encyclopédie d'Ersch et Gruber, t. I, 23, p. 105.
5. Voy. X.Mommsen, Drlphischc Archo)i!<' h, dans le Phiiologus, t. XXIV, t. G. Voy. les indications réunies dans les Antiq. Jur. publ. Grsec, p. 394, î.
bien entendu, du service divin el de toul ce qui regardai! l'Oracle.
Après la chute de Crisa, Delphes réclama son indépendance <'i se déclara quitte de toute subordination vis-à-vis des autres Phocidiens. Ces populations ayant tenté, pour maintenir leurs privilèges, de prendre de vive force la ville et le temple, Les Delphiens appelèrent à leur secours les Spartiates qui de tout temps avaienl entretenu des relations étroites avec l'Oracle. Les Phocidiens furent forcés de reculer1, et bien que plus tard les Athéniens su soient déclarés pour eux et leur ai. ni rendu momentanément leur ancienne suprématie9, Delphes finit, avec l'appui de Sparte, par rester indépendante3. Elle témoigna de son mieux sa reconnaissance à ses protecteurs, en se rangeant toujours de leur côté dans leurs démêlés avec Athènes*. Mais l'Oracle n'avait pas attendu ce temps pour laisser voir sa partialité et régler ses réponses sur des motifs inavouables. Du vivant de Démosthène, il était décidément tombé en discrédit, au moins on ce qui concernait les affaires politiques, et cet orateur put dire publiquement : la Pythie philippise 5.