‹ Antiquités grecquesChapitre 533 sur 567 · Voy. Becker, Chariklès, t. III, p · texte numérisé non relu

Voy. Becker, Chariklès, t. III, p

2. D'après un épigramme d'Arohiloque [Anthol. palat., 1. VI, n° 133).

3. yajj.r,).iav sïaEVEy-xsîv. Voy. Schœmann, Notes sur Isée, p. 263. Le mot ya\iTtl:.-jL est expliqué tantôt par O-jtix, tantôt par cwp:â, comme dans le dise, de Démosthène, c. Eubulide, ,^43, p. 1312. C'est évidemment par erreur, ainsi que l'a démontré Meier (de Gentib. ait., p. 18), que l'on a fixé cette formalité à V^ipa xoupe&Tiç, c'est-à-dire au troisième jour des Apatuiïes. Il n'est pas d'ailleurs prouvé, quoique Meier paraisse le croire, qu'elle ait eu lieu un jour plutôt que l'autre. Tout ce que l'on peut soupçonner c'est qu'elle devait revenir le plus souvent dans le mois de Gamélion, qui était celui où les mariages étaient le plus fréquents ; voy. plus haut, p. 597.

4. Isée, Or., VIII, c. 18, avec le commentaire de Schœmann, p. 388. Cf. l'Hymne homérique in Venerem, v. 141.

5. C'est à un semblable repas qu'a trait le passage du comique Apollodore cité par Athénée, 1. VI, c. 43, p. 243 D. Le mot vôy^r, désigne dans ce passage non pas une fiancée, mais une jeune femme; de même, le mot vj(j.q;:o; (ibid., 1. I, c. 9, p. G) s'applique à un jeune mari.

G. Pollux, 1. III, 40 : v-j(j.;?ï; yau-xi-o-j.-. Voy. aussi Photius. p. 53, 4.

cérémonies religieuses qui précédaient le mariage pouvaient, suivant les sentiments intimes de chacun, être accomplies avec plus ou moins de conscience ou même être complètement négligées par les libres penseurs, sans que cela portât aucune atteinte à la validité du mariage. Il suffisait, pour qu'il fût légitimement accompli, qu'il eût été précédé par les fiançailles et suivi de l'inscription sur les registres de la Phratrie. Que des prêtres aient, en cette circonstance, rempli des fonctions officielles, qu'ils aient uni les époux, qu'ils les aient bénis et aient prononcé des paroles sacramentelles, c'est ce que l'on peut nier d'une manière absolue \ Il parait que, au temps de Plutarque, il était de tradition quelque part, vraisemblablement à Chéronéc, que l'union du nouveau couple s'accomplît en présence et par les soins de la prêtresse de Déméter2; dans tous les cas, le silence général des écrivains ne permet pas d'admettre que cet usage ou quelqu'autre semblable ait été répandu en Grèce. A Athènes, la prêtresse d'Athêna se bornait à visiter les époux, en emportant l'égide avec elle 3. Cette coutume , si même elle a existé réellement, ne pouvait du moins s'appliquer qu'en certains cas, lorsque, par exemple, la fiancée avait été conduite à l'Acropole par ses parents et recommandée d'une manière particulière tant à la déesse qu'à sa prêtresse. Ailleurs, notamment à Thespies, un sacrifice était offert le jour des noces à Eros, le dieu par excellence des Thespiens*. Dans d'autres contrées, le sacrifice était accompli sur l'autel de Démêler Eucléia . U n'est pas douteux qu'il n'existât encore çà et la. à L'occasion des mariages, diverses cérémonies sur lesquelles aucune indication ne nous est parvenue c.

1. Voy. Petersen, der lïausgottesdiensl d&r alten Griechen} Cassel, 1851, p. 37.

Page 1