‹ Antiquités grecquesChapitre 55 sur 567 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

Nous avons cité les fêles instituées à l'instigation de l'oracle de Delphes comme un des moyens mis en œuvre afin d'éveiller chez les Grecs le sentiment de l'unité nationale; il convient maintenant de les étudier de plus près, en commençant par les plus anciennes et les plus renommées.

§ 1 . — Les fêtes oly-mpiqites.

Ces fêtes, consacrées à Zeus, étaient célébrées à Olympie, dans la Pisatide, une des divisions de l'Elide. On en faisait remonter l'origine à la plus haute antiquité : tantôt on l'attribuait à Héraclès, soit à l'Héraclès Thébain, soit à un autre plus ancien encore, qui se rattachait à la légende des Dactyles du mont Ida, tantôt à Pisos le fondateur de Pisa, cà Pélops ou à quelque autre héros fabuleux1. L'attribution à Pélops s'explique par les. honneurs qui lui étaient rendus à Olympie. Les Eléens, dit un ancien2, mettent Pélops autant au-dessus des autres héros que Zeus au-dessus des autres dieux. Il avait un lemenos distinct, appelé reeXorciov; on conservait comme une relique une de ses omoplates et divers ossements; chaque année, on lui offrait en sacrifice un bélier noir3. Pélops esl l'auteur légendaire de la race royale qui, dans les temps antéhclléniques, gouverna une grande partie do la péninsule. Il est très probable que son culte à Olympie dale de son règne,

1. Voy. Meier, Olympia, dans VEncyclop. d'Ersch et Gruber,t. III, p. '-"•T., et H. Krause, Olympia "il. Darstell. der Olymp. Si>i<l<\ Wien, 1838. Ces deux ouvrages sont à consulter pour tout ce qui suit.

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